Flash-back. En 2005, Belgacom obtenait les droits du foot belge sous l'impulsion de Bruno Chauvat. Finalement, les rênes du projet étaient confiées à Jean-Charles De Keyser. Depuis plusieurs mois, Chauvat est de retour. Vice-président exécutif en stratégie et contenu, l'homme a contribué à redessiner la sélection de programmes sportifs.
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Flash-back. En 2005, Belgacom obtenait les droits du foot belge sous l'impulsion de Bruno Chauvat. Finalement, les rênes du projet étaient confiées à Jean-Charles De Keyser. Depuis plusieurs mois, Chauvat est de retour. Vice-président exécutif en stratégie et contenu, l'homme a contribué à redessiner la sélection de programmes sportifs. Bruno Chauvat : On nous prédisait une fuite de 150.000 personnes. Or, nous avons perdu 10.000 abonnés parmi nos 70.000 clients foot. Entre-temps, le foot est devenu gratuit et 122.000 personnes ont souscrit un abonnement à Belgacom TV depuis le mois d'octobre. Fin mars, nous comptions 1,25 million d'abonnés. Il a de la valeur et nous l'avons prouvé en offrant le foot belge gratuitement. Mais les gens ne sont pas prêts à débourser n'importe quoi. Comme 40 euros pour une offre premium, par exemple. J'ai pris la direction des contenus sportifs il y a un peu plus d'un an. Mais je ne suis pas seul à décider. Un projet ambitieux a été mis en place avec le comité de direction. Belgacom ne voulait pas débourser n'importe quel montant pour le foot belge et l'économie réalisée nous a permis d'investir dans d'autres produits. Mais soyons clair : nous restons un service télécom. Nous ne voulons pas devenir un groupe média qui réalise des " coups ". Le sport est au service d'une stratégie globale qui implique le développement de contenus pour ordinateurs, tablettes tactiles... Disons que notre approche a changé. Avant, nous cherchions des produits grand public. Maintenant, nous sommes à l'affût de sports moins médiatisés mais qui s'intègrent dans notre stratégie. C'est le cas avec le basket qui a une chaîne spécifique, un magazine, etc. Possible. Nous avons constaté que le spectateur n'était pas uniquement passionné par les top-matches belges. Il s'intéresse à ce qui se passe à l'étranger et à l'échelon plus local. Ce qui explique nos récentes acquisitions. Il y a eu beaucoup d'interrogations quand nous avons investi en D2. Sachez que certaines audiences de nos matches de D2 feraient pâlir une douzaine de clubs de D1. PAR SIMON BARZYCZAK