Lors d'une interview récente, Monsieur Moenaert, le bourgmestre de Bruges, a de nouveau montré de quoi il était capable. Il a avoué que, si cela ne tenait qu'à lui, le Club pouvait parfaitement quitter la ville. Hélas, il n'y a rien de nouveau dans son raisonnement. Il se plaignait des troubles observés à l'occasion du match entre le Club et Galatasaray, en Ligue des Champions 2002-2003. Il accusait les fauteurs de troubles : il ne faut pas les rater, il faut mettre l'accent sur la clémence dont ils ont bénéficié de la part de la justice, etc.
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Lors d'une interview récente, Monsieur Moenaert, le bourgmestre de Bruges, a de nouveau montré de quoi il était capable. Il a avoué que, si cela ne tenait qu'à lui, le Club pouvait parfaitement quitter la ville. Hélas, il n'y a rien de nouveau dans son raisonnement. Il se plaignait des troubles observés à l'occasion du match entre le Club et Galatasaray, en Ligue des Champions 2002-2003. Il accusait les fauteurs de troubles : il ne faut pas les rater, il faut mettre l'accent sur la clémence dont ils ont bénéficié de la part de la justice, etc. Comprenez-moi bien : ce qui s'est passé ce soir-là est évidemment inadmissible. Mais Monsieur Moenaert û qui est quand même responsable de la police locale û s'est-il demandé comment on avait pu en arriver à de tels débordements ? En cette occasion, les services de police disposaient quand même de moyens en suffisance : 800 hommes, la cavalerie, des autopompes, un hélicoptère... Bref, on aurait pu avoir l'impression que c'était l'Angleterre qui débarquait dans la Venise du Nord avec les hooligans les plus dangereux de la planète ! Pourtant, il s'est avéré impossible, pour ces braves hommes, de contrer une voiture immatriculée aux Pays-Bas et occupée par quatre Turcs. De l'empêcher de pénétrer sur l'une des principales places de la ville et d'y semer la pagaille. Je me demande donc û et à raison û, Monsieur Moenaert, qui devrait être condamné suite à ces incidents ? Les fauteurs de troubles ? Certainement. Mais aussi les agents chargés de faire régner l'ordre, me semble-t-il. Avez-vous l'impression qu'ils ont bien fait leur boulot ? Leur responsable a-t-il donné les bons ordres ? J'en doute. Et vous, Monsieur Moenaert ? N'êtes-vous en rien responsable de ce qui s'est passé ce soir-là ? A mon humble avis, vous êtes également responsable et je peux comprendre que ces incidents vous aient empêché de dormir au cours des nuits suivantes. Vous êtes quand même coupable si, malgré tous les moyens déployés, la soirée s'est mal terminée. Je trouve petit de votre part d'accuser les supporters de Bruges et de vous plaindre suite aux dégâts occasionnés en ville. Vous m'excuserez, mais je ne peux me défaire de l'impression que ces incidents étaient les bienvenus, chez vous, pour pouvoir attaquer une nouvelle fois le Club Brugeois et ses fans. Les méthodes employées par la police de Bruges lors des matches du Club sont, pour moi, scandaleuses. Et elles témoignent de l'amateurisme le plus pur. Le fait que le chef de corps de la police de Bruges soit un supporter du Cercle n'est û je suppose û pas étranger à toute cette histoire. Je trouve que les coupables doivent être punis. Mais TOUS les coupables, alors. Si vous étiez capable de prendre vos responsabilités, vous auriez licencié le chef de corps après ce match. Et vous auriez également présenté votre démission. Parce que vous n'avez pas été en mesure d'assurer le bon fonctionnement d'une manifestation sur votre sol. Et parce que vous avez joué avec l'argent de la population locale û dont ma contribution aux impôts locaux et des amendes de parking ridicules distribuées les jours où se déroulent des matches du Club. Si vous aviez pris ces mesures, Monsieur Moenaert, je respecterais un peu plus vos prises de position. Mais ce n'est pas le cas. Vous avez l'art de montrer les autres du doigt et de vous retirer des problèmes. Cela, je l'accepte très difficilement en tant que supporter du Club. Frank Tielens, Hasselt