Bruges a remporté méritoirement la Coupe 1-0 face à un Standard qui n'a jamais joué à son niveau et a donné l'impression, dans le chef de certains, de ne pas avoir géré la pression relative à cet événement. La rencontre ne s'est certainement pas jouée sur le plan tactique, domaine dans lequel les deux coaches avaient choisi d'évoluer en 4-4-2. Ce n'est que dans le dernier quart d'heure que Michel Preud'homme a joué son va-tout en remplaçant Eric Deflandre par Ali Lukunku pour se positionner alors avec trois défenseurs.
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Bruges a remporté méritoirement la Coupe 1-0 face à un Standard qui n'a jamais joué à son niveau et a donné l'impression, dans le chef de certains, de ne pas avoir géré la pression relative à cet événement. La rencontre ne s'est certainement pas jouée sur le plan tactique, domaine dans lequel les deux coaches avaient choisi d'évoluer en 4-4-2. Ce n'est que dans le dernier quart d'heure que Michel Preud'homme a joué son va-tout en remplaçant Eric Deflandre par Ali Lukunku pour se positionner alors avec trois défenseurs. La petite différence dans l'animation des systèmes mis en place par les deux entraîneurs se situait dans le type de joueurs choisis dans le milieu du jeu. Le Standard proposait deux hommes ( Steven Defour et Sergio Conceiçao) à tempérament offensif et deux récupérateurs ( Axel Witsel et Marouna Fellaini) tandis que Cedomir Janevski plaçait le seul Ivan Leko comme soutien d'attaque, Philippe Clement s'occupant de la récupération, fortement aidé par le duo de demis relayeurs, Gaëtan Englebert et Jonathan Blondel. L'intensité du match fut grande mais le niveau technique n'a jamais atteint les sommets attendus. La première mi-temps a donné lieu, hormis le but, à deux occasions de chaque côté. Les Brugeois Clement et ManasehIshiaku seuls à cinq mètres d' Olivier Renard n'ont pas cadré leur reprise tandis que Milan Jovanovic s'est heurté chaque fois au brio de Stijn Stijnen imité lors de la deuxième chance par Witsel qui a, lui aussi, trouvé le gardien flandrien sur son chemin. La deuxième mi-temps fut très hachée et excepté une demi occasion de Dante dont la tête échoua à côté du but, on a eu l'impression que les Rouches étaient dans l'incapacité de revenir au score. Tout démarre d'une rentrée en touche concédée de manière trop facile par MohamedSarr qui avait la possibilité et surtout le temps de trouver une meilleure solution. Celle-ci est effectuée par Michaël Klukowski vers Englebert laissé libre par Sarr qui rappelle Deflandre (en retard dans son repositionnement) pour marquer Gaëtan qui se retrouve complètement esseulé et peut remettre à son aise au Canadien. Ce dernier centre au deuxième poteau où Mustapha Oussalah, en course arrière, perd son duel aérien face à Bosko Balaban. Le croate remet du front à Ishiaku, à qui Dante offre trop de liberté, et le Nigérian, également de la tête trompe Renard. Comme il y a presque 20 ans avec Alexis Ponnet pour une faute sur Ronny Rosenthal contre Anderlecht, le Standard a été privé d'un penalty par Peter Vervecken pour un accrochage évident de Joos Valgaeren sur Jovanovic. La phase démarre par un dégagement de la tête de Clement qui gagne son duel face à Fellaini, le ballon arrive à Defour qui le transmet à Sarr. Celui-ci sert De Camargo dont la passe de l'extérieur du pied arrive dans la foulée de Jovanovic. L'attaquant, d'un magnifique contrôle de la poitrine, prend le dessus sur Valgaeren, qui, s'il s'était aligné sur ses trois compères de la défense, aurait placé Milan en position hors-jeu. Le numéro 4 brugeois n'a d'autre ressource, pour essayer d'enrayer la puissance du buteur liégeois, que de tackler mais cette intervention est irrégulière car l'ancien joueur du Celtic ne touche pas le ballon et déséquilibre son adversaire. Le penalty s'imposait. Espérons que Jovanovic n'ait pas été victime, comme l'Israélien fin des années 80, de sa réputation de plongeur de surface. par etienne delangre