L'ambitieux Bart Verhaeghe a dû apprécier : pour la première fois depuis son arrivée au Club, Juan Carlos Garrido a parlé de titre - de même que le capitaine, Timmy Simons. Garrido fait preuve d'assurance et même d'audace. Le Club a signé les meilleurs PO1 avec 19 points contre 17 au Standard, 15 à Zulte et à Anderlecht, alors qu'il était privé de JoBlondel et pour partie de Vadis Odjidja, alors que Thomas Meunier n'était pas en pleine possession de ses moyens. Donc, moyennant quelques renforts, il pouvait relever ses ambitions et ainsi viser le titre.
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L'ambitieux Bart Verhaeghe a dû apprécier : pour la première fois depuis son arrivée au Club, Juan Carlos Garrido a parlé de titre - de même que le capitaine, Timmy Simons. Garrido fait preuve d'assurance et même d'audace. Le Club a signé les meilleurs PO1 avec 19 points contre 17 au Standard, 15 à Zulte et à Anderlecht, alors qu'il était privé de JoBlondel et pour partie de Vadis Odjidja, alors que Thomas Meunier n'était pas en pleine possession de ses moyens. Donc, moyennant quelques renforts, il pouvait relever ses ambitions et ainsi viser le titre. Mais il fallait d'abord calmer le vestiaire : comment accepter qu'un joueur-clef vous traite d'idiot parce que vous exigez de la concentration à l'entraînement ou qu'un autre invente un contrôle policier pour justifier son retard ? Donc, on a embauché un modèle de professionnalisme, Simons. Conserver Carlos Bacca relevait de la mission impossible mais Maxime Lestienne pouvait assumer son rôle et a été rejoint par Tom De Sutter. Las, le 20 juin, quand ces messieurs sont revenus de vacances, Odjidja était toujours blessé, Meunier s'était fait opérer, Blondel était encore out, Duarte souffrait d'une surcharge des abdominaux. Larsen ? Out jusqu'en octobre. Simons ? En vacances. Gudjohnsen ? Revenu de congés avec un excédent pondéral. Garrido a donc fait appel aux jeunes. Un mois plus tard, cette préparation difficile s'est traduite par une élimination en Coupe d'Europe. Dans le système belge, trois ou quatre mois sont cruciaux : mars et avril à cause des PO1, et août pour assurer sa saison européenne. Garrido, qui a débuté en novembre, a eu six mois pour préparer la première mission. Il a réussi. Par contre, après quatre semaines de préparation, il a raté la deuxième. Peut-on le lui reprocher ? Oui. Est-il le seul coupable ? Non. Le dossier De Sutter aurait dû être bouclé plus tôt. La direction aurait aussi pu réaliser en mai qu'il lui fallait un patron en défense. Garrido était responsable de plusieurs facteurs contre Wroclaw : un jeu plus regroupé pour soutenir De Sutter, seul sur son île, ou encore le choix de Wang, dont la perte de balle a scellé le sort de Bruges. Par contre, il n'a pas de responsabilité dans la méforme de Gudjohnsen et de Victor Vazquez. La semaine dernière, un entraîneur de D1 s'est demandé pourquoi Garrido n'avait pas continué sur la lancée de la saison passée. Avec quels joueurs ? Kujovic fait banquette, Duarte, Blondel, Odjidja, Vazquez et Meunier sont en méforme ou blessés. Almebäck, Hoefkens, Donk, Bacca et Stenman sont partis. Le Club version 2013-2014 a changé de visage. Il s'est rajeuni (Mechele, Engels, Verstraete, Bolingoli, Dierickx) et renouvelé (Ryan, Simons, De Sutter, Wang). Il ne reste que les arrières Högli et De Bock, qui ne sont pas vraiment en confiance, Blondel qui a peu joué sous les ordres de Garrido, et le duo Refaelov-Lestienne. Les autres sont nouveaux ou tracassés par leur santé. Garrido a décelé une marge de progression face à Zulte, à commencer par la finition : dimanche, De Sutter, Wang, Refaelov et Lestienne ont été tout sauf efficaces. C'est pour ça qu'il est optimiste. Prochain gros rendez-vous : le 22 septembre, contre Anderlecht. On verra si son optimisme est fondé. PAR PETER T'KINT