Chaque année, en juin, le Club Bruges réunit ses anciens joueurs. La bonne humeur est toujours au rendez-vous et les anecdotes foisonnent. Henk Houwaart est présent chaque fois et ses yeux brillent lorsqu'il évoque ses souvenirs. Houwaart, qui aura 74 ans le mois prochain, est arrivé au Club en 1969. Il y est resté six ans. Bruges venait de transférer Rob Rensenbrink. La direction estimait qu'il était un peu timide et elle a eu l'idée d'engager un autre Néerlandais pour qu'il se sente plus à l'aise. Comme il fallait du renfort dans l'entrejeu, le Club a consulté le ranking des meilleurs médians publié chaque semaine par l'hebdomadaire néerlandais Voetbal International.

C'est ainsi qu'Houwaart est arrivé. Au début, Rob Rensenbrink habitait chez lui. Il le dédommageait à hauteur de 500 francs (12,5 euro) par semaine. Chaque jour, il avalait un steak géant mais jamais il n'a demandé si ce qu'il payait suffisait. Pourtant, il gagnait deux fois plus que Houwaart. Ce dernier a joué un rôle important dans l'évolution de l'équipe, notamment parce que c'était lui qui négociait les primes avec la direction : aucun Belge n'osait le faire. À l'entraînement, il secouait sans cesse le cocotier en criant, en insultant ses équipiers ou en leur donnant des coups. C'est ainsi qu'il est parvenu à changer la mentalité du Club.

Une attitude étrange dans le chef de celui qui, devenu entraîneur, n'était pas très dur et donnait l'impression de fuir les problèmes. Houwaart, qui s'inspirait d' Ernst Happel, a entraîné le Club de 1984 à 1989. Avec succès. Même si ses séances de théorie ne duraient jamais plus d'un quart d'heure, il était capable de faire basculer un match sur une décision. Mais la médaille avait son revers. Il se disait que Houwaart n'avait pas vraiment la mainmise sur le groupe. Il semblait ne pas être suffisamment fort mentalement pour réagir en permanence. Même s'il a toujours nié, ce n'était pas dans son caractère. Il n'aimait pas se fâcher.

Au Club Bruges, Houwaart avait la chance de pouvoir compter sur un groupe qui s'auto-corrigeait. Le fait de ne plus jamais avoir pu entraîner un grand club par la suite l'énervait et le frustrait. Pourtant, il a toujours eu des offres : de 1989 à 2017, il a changé d'employeur à 22 reprises.

Chaque année, en juin, le Club Bruges réunit ses anciens joueurs. La bonne humeur est toujours au rendez-vous et les anecdotes foisonnent. Henk Houwaart est présent chaque fois et ses yeux brillent lorsqu'il évoque ses souvenirs. Houwaart, qui aura 74 ans le mois prochain, est arrivé au Club en 1969. Il y est resté six ans. Bruges venait de transférer Rob Rensenbrink. La direction estimait qu'il était un peu timide et elle a eu l'idée d'engager un autre Néerlandais pour qu'il se sente plus à l'aise. Comme il fallait du renfort dans l'entrejeu, le Club a consulté le ranking des meilleurs médians publié chaque semaine par l'hebdomadaire néerlandais Voetbal International. C'est ainsi qu'Houwaart est arrivé. Au début, Rob Rensenbrink habitait chez lui. Il le dédommageait à hauteur de 500 francs (12,5 euro) par semaine. Chaque jour, il avalait un steak géant mais jamais il n'a demandé si ce qu'il payait suffisait. Pourtant, il gagnait deux fois plus que Houwaart. Ce dernier a joué un rôle important dans l'évolution de l'équipe, notamment parce que c'était lui qui négociait les primes avec la direction : aucun Belge n'osait le faire. À l'entraînement, il secouait sans cesse le cocotier en criant, en insultant ses équipiers ou en leur donnant des coups. C'est ainsi qu'il est parvenu à changer la mentalité du Club. Une attitude étrange dans le chef de celui qui, devenu entraîneur, n'était pas très dur et donnait l'impression de fuir les problèmes. Houwaart, qui s'inspirait d' Ernst Happel, a entraîné le Club de 1984 à 1989. Avec succès. Même si ses séances de théorie ne duraient jamais plus d'un quart d'heure, il était capable de faire basculer un match sur une décision. Mais la médaille avait son revers. Il se disait que Houwaart n'avait pas vraiment la mainmise sur le groupe. Il semblait ne pas être suffisamment fort mentalement pour réagir en permanence. Même s'il a toujours nié, ce n'était pas dans son caractère. Il n'aimait pas se fâcher. Au Club Bruges, Houwaart avait la chance de pouvoir compter sur un groupe qui s'auto-corrigeait. Le fait de ne plus jamais avoir pu entraîner un grand club par la suite l'énervait et le frustrait. Pourtant, il a toujours eu des offres : de 1989 à 2017, il a changé d'employeur à 22 reprises.