" La date du 7 février 2005 restera à jamais gravée dans ma mémoire. C'est le jour le plus noir de ma carrière d'entraîneur ". Hugo Broos n'en a pas fait mystère sur le plateau de Sportweekend, l'émission de la télé flamande : son limogeage à Anderlecht lui reste encore en travers de la gorge. D'autant que le temps commence à lui sembler bien long.
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" La date du 7 février 2005 restera à jamais gravée dans ma mémoire. C'est le jour le plus noir de ma carrière d'entraîneur ". Hugo Broos n'en a pas fait mystère sur le plateau de Sportweekend, l'émission de la télé flamande : son limogeage à Anderlecht lui reste encore en travers de la gorge. D'autant que le temps commence à lui sembler bien long. " Au début, j'avais encore pas mal de choses à faire. J'en ai profité pour jouer avec mes petits-enfants et faire le voyage en Egypte dont je rêvais depuis longtemps. C'est un pays qu'il faut visiter de décembre à avril, ce qui n'est pas compatible avec le calendrier de football. Je suis tombé avec des gens qui savaient qui j'étais mais qui, heureusement, n'étaient pas des fanatiques. On a donc très peu parlé de ballon et c'était tant mieux ". Pendant un mois et demi, Broos a en effet coupé les ponts avec son métier. " Mais depuis deux ou trois semaines, je regarde à nouveau beaucoup de football à la télévision et je retourne au stade ", dit-il. Ce limogeage, il affirme l'avoir senti venir. C'est pourquoi, quelque part, il en a été soulagé. " J'étais de plus en plus convaincu que je ne pouvais pas remporter le combat ", raconte-t-il. La faute à qui ? " Le 18 sur 18 avant La Louvière a prouvé qu'une partie des joueurs ne se battaient plus pour moi. Je n'attendais rien d'autre de Nenad Jestrovic : je l'ai sorti du trou il y a cinq ans mais il l'a oublié. Quant à Walter Baseggio, il doit se regarder d'urgence dans un miroir. Mais quand j'entends dire que tout le monde est content, je me demande tout de même si c'est le cas de ceux qui ne jouent plus. J'en veux à une partie de la presse écrite, qui s'est engouffrée dans le trou. Je me dis que j'ai été beaucoup trop disponible pour les journalistes et je vais changer d'attitude. J'avertis aussi FrankyVercauteren : pour le moment, tout va bien, mais il n'aura pas plus de crédit que moi ". La direction du Sporting en prend aussi pour son grade, notamment lorsqu'il est question de Pär Zetterberg. " A partir du moment où on le faisait revenir et qu'on le soutenait ouvertement, j'aurais des problèmes s'il ne jouait pas. Et ce n'est ni sa faute, ni la mienne ". Quand on lui demande s'il était plus heureux à Bruges, Broos ne s'en cache guère : " On a encore vu que si ce club perdait sept ou huit points d'affilée, tout y restait relativement calme. Par contre, à Anderlecht, dès que nous avions six points de retard, c'était la porte ouverte aux polémiques, aux critiques, etc ". (P. Sintzen) P. Sintzen