" Jan Ceulemans et Nico Claesen n'ont pas regardé la récente rediffusion télévisée du match de légende URSS-Belgique du Mondial '86 (3-4 après prolongations). Le grand Jan a déclaré placidement : -Bah, c'est le passé. C'est à la génération actuelle de relever le défi. Alors, les souvenirs... On connaît le coach de Westerlo. Il n'a pas tort de prendre tout cela avec un peu de recul mais, en ce qui me concerne, j'ai revu ces images avec un plaisir non mitigé. J'ai été sidéré par l'ambiance qui régnait sur le banc...

" Jan Ceulemans et Nico Claesen n'ont pas regardé la récente rediffusion télévisée du match de légende URSS-Belgique du Mondial '86 (3-4 après prolongations). Le grand Jan a déclaré placidement : -Bah, c'est le passé. C'est à la génération actuelle de relever le défi. Alors, les souvenirs... On connaît le coach de Westerlo. Il n'a pas tort de prendre tout cela avec un peu de recul mais, en ce qui me concerne, j'ai revu ces images avec un plaisir non mitigé. J'ai été sidéré par l'ambiance qui régnait sur le banc et mon attention a été spécialement attirée par Hugo Broos. Il n'a pas pris part à ces 120 minutes historiques mais, réserviste, il était quand même à fond dans le match, encourageant sans cesse ceux qui se multipliaient sur le terrain. Cette attitude positive a été récompensée en quarts de finale car il est monté au jeu à la place de Dany Veyt face à l'Espagne (1-1 et succès des Diables lors des tirs au but : 5-4). Cela cerne bien la personnalité d'Hugo. J'ai eu la chance de jouer deux saisons avec lui à Anderlecht, de 1970 à 1972. C'était une autre époque. En 2011, les jeunes sont pris en charge, dégrossis, polis dans des centres de formation et c'est une bonne chose. On n'imagine pas qu'un joueur de 18 ans débarque de Provinciales et fasse tout de suite son trou au top de la D1. Pourtant, c'est bel et bien ce qui est arrivé à Broos. C'est à cet âge-là qu'il arriva au Parc Astrid en provenance de Humbeek. Anderlecht venait de réaliser une affaire en or. Les Mauves n'avaient pas mis la main sur un nouveau Franz Beckenbauer, mais à sa façon et avec ses moyens (engagement, vitesse, travail, humilité, simplicité), il a aidé son club et s'est forgé un exceptionnel palmarès mauve : 3 titres, 4 Coupes de Belgique, 2 Coupes des Coupes, 1 Coupe de l'UEFA sans oublier 14 caps avec l'équipe nationale, 1 titre et une Coupe avec le Club Bruges. Personne n'aurait pu imaginer pour lui un tel tableau de chasse quand il quitta Humbeek. Hugo a toujours su utiliser ses qualités et se mettre au service du collectif. Il endossait son bleu de travail pour que les autres puissent lécher leur jeu sans se salir les mains. J'apprécie car je sais ce que cela signifie : moi aussi j'ai turbiné pour des vedettes comme Laurent Verbiest, Pierre Hanon, Jef Jurion, Paul Van Himst, etc. Broos a été durant 12 ans l'assurance tous risques de la défense d'Anderlecht. Il a aussi réussi comme entraîneur malgré quelques expériences plus malheureuses ces derniers temps. A 59 ans, il serait regrettable qu'un homme de métier comme lui reste longtemps sans club en Belgique. " NÉ EN 1941, HEYLENS FUT UN EXCELLENT BACK DROIT (67X DIABLE ROUGE, ÉQUIPE D'EUROPE 65, MONDIAL 70 AU MEXIQUE, 7 TITRES ET 3 COUPES DE BELGIQUE AVEC ANDERLECHT). COACHA UNE DOUZAINE DE CLUBS (PASSA 5 ANS AU LOSC ET FUT COACH BELGE 1984 À SERAING)PIERRE BILIC