Sergio Brio est donc rentré en Italie. Il n'a pas coupé son téléphone mais refuse de donner son point de vue suite à son limogeage. Parce que, pour lui, les choses sont claires : " La presse a été manipulée. En 20 ans de carrière de joueur, je n'ai jamais eu de problèmes avec les journalistes italiens. Et par la suite j'ai travaillé pour différentes chaînes télé et je n'ai jamais vu ce que j'ai connu en Belgique. Je vous respecte en tant qu'homme et, si vous passez par ici, c'est avec plaisir que je vous invite à prendre un verre ou à dîner mais en tant...

Sergio Brio est donc rentré en Italie. Il n'a pas coupé son téléphone mais refuse de donner son point de vue suite à son limogeage. Parce que, pour lui, les choses sont claires : " La presse a été manipulée. En 20 ans de carrière de joueur, je n'ai jamais eu de problèmes avec les journalistes italiens. Et par la suite j'ai travaillé pour différentes chaînes télé et je n'ai jamais vu ce que j'ai connu en Belgique. Je vous respecte en tant qu'homme et, si vous passez par ici, c'est avec plaisir que je vous invite à prendre un verre ou à dîner mais en tant que journaliste, je ne peux en dire plus ". Par qui la presse a-t-elle était manipulée ? La direction, les joueurs ? " Basta, je ne veux plus entendre parler de tout cela ". Giocondo Martorelli, l'ex-conseiller technique du président Dominique Leone, était lui plus loquace : " Avant tout, je tiens à préciser qu'à l'heure actuelle, le mardi 5 octobre à 16 h 56, je n'ai toujours pas reçu de communication officielle émanant du club. J'ai pris l'avion pour l'Italie dimanche matin, comme chaque fois que Mons joue le samedi. Non, je ne me suis pas enfui. Manifestement, le téléphone du président doit être coupé. Vous savez, ce n'est pas la première ni la dernière fois qu'un entraîneur est limogé mais je n'ai jamais compris quel plaisir pouvait prendre la presse à massacrer Sergio Brio. J'ai même vu ce que le journal Le Soir a publié dans son édition de ce mardi. C'est l'homme qui a été visé, pas le professionnel. Personnellement, je regrette la situation mais je ne vais pas m'inquiéter : cela fait suffisamment d'années que je suis dans le parcours et d'ailleurs je me trouve à l'heure actuelle à Genève en compagnie de Luciano D'Onofrio. Ce qui me fait le plus mal, c'est tout ce qu'on l'on a écrit sur moi. Je sais que Sport/Foot Magazine a téléphoné à la fédération et à l'association des managers italiens pour voir si je n'étais pas sous le coup d'une suspension. Cela m'a fait mal mais tout compte fait, c'était une bonne chose puisque toutes les allégations faites par certaines personnes étaient fausses. Certains journalistes ont carrément foncé droit contre un mur. J'ai deux réflexions à faire. La première, c'est qu'il est temps qu'en Belgique on ouvre les yeux. Il y a 20 ans que l'on vit avec les souvenirs des victoires d'Anderlecht. Il est l'heure de passer à l'autocritique au lieu de jouer les précieux. Dès le départ, Brio s'est rendu compte que son professionnalisme et son sérieux n'étaient pas appréciés. Enfin, pour ce qui est de Mons, je signalerai que j'ai fait épargner plus de 700.000 euros au président Leone ; que je lui ai rajeuni son noyau qui dépassait les 30 ans de moyenne d'âge pour redescendre à 23 ou 24 ; et je lui ai amené gratuitement deux joueurs, AlainBehi et HanySaïd ". (N. Ribaudo)