1. Le 3-6-1 d'Eindhoven a surpris Milan

Même si le résultat du match aller plaide en faveur des Milanais (2-0), comment ne pas souligner la magnifique prestation du PSV sur les terres lombardes ? Guus Hiddink a surpris tout son monde û et probablement son collègue Carlo Ancelotti û en abandonnant provisoirement le traditionnel 4-3-3 hollandais pour un 3-6-1 peu habituel mais bien conçu. Cela explique peut-être le bon comportement global des Hollandais. Le but de la man£uvre était de noyer l'entrejeu milanais, de le placer sans cesse en infériorité numérique. Le triangle central de ce secteur était solidement soutenu sur les flancs. De plus, Ji Song Park décrochait avec intelligence, aidant ses équipiers à la récupération sans oublier d'être un relais efficace entre la ligne médiane et l'attaquant de pointe, Jefferson Farfan. Park a parfaitement assumé son rôle d'électron libre. Le...

Même si le résultat du match aller plaide en faveur des Milanais (2-0), comment ne pas souligner la magnifique prestation du PSV sur les terres lombardes ? Guus Hiddink a surpris tout son monde û et probablement son collègue Carlo Ancelotti û en abandonnant provisoirement le traditionnel 4-3-3 hollandais pour un 3-6-1 peu habituel mais bien conçu. Cela explique peut-être le bon comportement global des Hollandais. Le but de la man£uvre était de noyer l'entrejeu milanais, de le placer sans cesse en infériorité numérique. Le triangle central de ce secteur était solidement soutenu sur les flancs. De plus, Ji Song Park décrochait avec intelligence, aidant ses équipiers à la récupération sans oublier d'être un relais efficace entre la ligne médiane et l'attaquant de pointe, Jefferson Farfan. Park a parfaitement assumé son rôle d'électron libre. Les deux Coréens du PSV, Young Pyo Lee comme Park, ont été à la hauteur de la situation. Ils sont coulés dans le même moule. Ils sont bons tant tactiquement que physiquement. Après une période d'adaptation, ils ont atteint un rythme de croisière très intéressant. Gennaro Gattuso, Andrea Pirlo et Kaka, entre autres, se sont pris les pieds dans cette toile hollandaise et n'ont pas livré un bon match. Si le PSV s'était imposé au terme de cette première manche, personne n'aurait crié un seul instant au scandale. La trouvaille tactique de Guus Hiddink a éclairé la soirée. Elle explique la grande performance des Hollandais mais aussi, paradoxalement, leur défaite. En début de match, il y eut parfois de problèmes de synchronisation entre la défense et la ligne médiane. Wilfred Bouma, par exemple, n'est pas toujours sorti à bon escient. Les Milanisti en ont finalement profité afin de marquer à la fin de chaque mi-temps. Avant de se retrouver, hier, José Mourinho, le coach de Chelsea, et son collègue de Liverpool, Rafael Benitez, ont certainement revu plus d'une fois le scénario du mauvais match aller qui s'était terminé sur un nul blanc logique. A Londres, tout s'annula tout au long de la rencontre. Les deux entraîneurs se firent un devoir de bien s'adapter aux réalités, forces et atouts de l'adversaire. Cela explique grandement la piètre qualité du premier rendez-vous entre Chelsea et Liverpool. Tout au long de la rencontre, les forces s'annulèrent. Les lignes défensives prirent le dessus sur les attaquants. Au centre de la pelouse, chacun pensa d'abord à ne pas laisser le moindre champ d'expression à son adversaire. Et cela donna lieu à des tas de supputations pour le match retour. Est-ce que Chelsea allait se régaler en retrouvant son concept tactique préféré, c'est-à-dire attentiste, prudent et se nourrissant de contres rapidement exécutés ? Liverpool allait-il être sublimé par son public ? Quand les personnalités ne répondent pas à l'attente, comme ce fut le cas à Londres, c'est souvent le résultat de ces phénomènes d'annulation. Lorsque cela arrive, que ce soit lors des débats entre Chelsea et Liverpool, comme dans d'autres contextes, où les chances de qualification sont équitablement réparties, la vérité passe pourtant par les individualités. Il suffit que l'un ou l'autre joueur en vue retrouve son niveau, ses sensations, afin de surprendre l'adversaire et d'emmener son équipe vers la qualification. Comme nous le soulignons régulièrement depuis le début de la saison, AZ Alkmaar se distingue sans cesse en Coupe de l'UEFA. Ce fut d'abord par des occupations du terrain souvent intéressantes et innovantes. Mais, cette fois, si le PSV a épaté collectivement à Milan, en Ligue des Champions, AZ Alkmaar a été brillant grâce à trois joueurs en demi-finales aller de la Coupe de l'UEFA. J'attendais le déplacement de l'équipe de Co Adriaanse au Sporting Portugal avec une certaine impatience. Les Portugais disposent d'une véritable machine à marquer des buts. Les Hollandais déploraient l'absence de nombreux joueurs. Malgré cela, AZ Alkmaar a tenu bon à Lisbonne et ne s'est incliné que par un but d'écart : 2-1. Ce bon résultat a permis de comprendre la réussite d'AZ Alkmaar. Elle passe par trois joueurs qui ont porté l'équipe au Portugal : Denny Landzaat (pare-choc défensif), Barry van Galen (attaquant en décrochage) et Kenneth Perez (milieu offensif). Emilio Ferrera