On savait que le match de Mons contre le Brussels serait capital pour l'avenir de Sergio Brio au stade Tondreau. Le pronostic s'est confirmé. Suite à la défaite montoise, le coach italien ne pouvait plus rester en place. Mons hérite d'un des deux sièges basculants après huit matches dont cinq contre les équipes les plus mal classées de la D1. Les Dragons n'ont toujours pas affronté une grosse cylindrée du style Anderlecht, Club Bruges, Genk ou le Standard. Malgré cela, leu...

On savait que le match de Mons contre le Brussels serait capital pour l'avenir de Sergio Brio au stade Tondreau. Le pronostic s'est confirmé. Suite à la défaite montoise, le coach italien ne pouvait plus rester en place. Mons hérite d'un des deux sièges basculants après huit matches dont cinq contre les équipes les plus mal classées de la D1. Les Dragons n'ont toujours pas affronté une grosse cylindrée du style Anderlecht, Club Bruges, Genk ou le Standard. Malgré cela, leurs statistiques sont catastrophiques. Tous les patrons montois souhaitaient-ils la victoire contre le Brussels ? Ce n'est même pas sûr. Il se chuchote en effet que des sourires complices se sont échangés et que des bouchons de champagne ont sauté après la rencontre : Brio devait décamper, et ce nouveau revers semblait arranger certaines personnes. Alors qu'un bon résultat de l'Albert n'aurait peut-être pas permis de dégommer dès maintenant le technicien italien. Autre indice dans le sens d'une satisfaction dirigeante : des négociations avec des agents de nouveaux entraîneurs potentiels ont encore eu lieu dans le courant de la semaine dernière. Confirmant ainsi qu'on n'attendait plus qu'un mauvais résultat pour éjecter Brio. Le couperet est tombé dès le lendemain : Brio est dehors. L'histoire retiendra ses statistiques très peu brillantes à Mons : 7 victoires, 15 défaites, 13 nuls, 33 buts marqués, 56 buts encaissés. Le tout avec un style de jeu indigne et des méthodes très discutables sur le plan humain. En fin de week-end, au moment de boucler ce numéro, Walter Meeuws tenait plus que jamais la corde û alors que l'on citait aussi Luka Peruzovic, Alex Czerniatynski, Thierry Pister, Mircea Rednic, Henri Depireux, Sef Vergoossen,... Au stade Tondreau, on estime que Meeuws a plusieurs atouts importants : il est belge (la désignation d'un nouvel Italien à un poste en vue aurait encore fait hurler !), s'exprime en français, possède une sacrée expérience de coach, est compétent et fera l'unanimité tant en Wallonie qu'en Flandre. Ce dernier point a été pris en compte à l'Albert, où on est conscient d'avoir aujourd'hui une image de marque désastreuse partout dans le pays. L'accessible Meeuws est à l'opposé du tyrannique Brio. Il aura finalement fallu une année pour que les décideurs montois comprennent. Mais rien n'est perdu : après seulement huit journées, et vu la faiblesse inquiétante de quelques autres équipes de D1, le maintien n'a rien d'une utopie. (P. Danvoye)P.Danvoye