Lundi

Venus Williams se présente à la conférence de presse, vêtue d'une veste colorée avec la casquette assortie. Elle ne cesse de répéter How much I love Antwerp. On est loin de la Williams dévastée de l'année dernière quand, accablée par des maux physiques et le meurtre de sa demi-s£ur, YetundePrice, elle ne semblait guère concernée par le tennis. Les s£urs Williams semblent avoir retrouvé leur sérénité û Serena a gagné l'Open d'Australie û et leur place au sommet. Grâce à une action auprès des écoles, les gradins sont bien remplis pour le premier tour.
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Venus Williams se présente à la conférence de presse, vêtue d'une veste colorée avec la casquette assortie. Elle ne cesse de répéter How much I love Antwerp. On est loin de la Williams dévastée de l'année dernière quand, accablée par des maux physiques et le meurtre de sa demi-s£ur, YetundePrice, elle ne semblait guère concernée par le tennis. Les s£urs Williams semblent avoir retrouvé leur sérénité û Serena a gagné l'Open d'Australie û et leur place au sommet. Grâce à une action auprès des écoles, les gradins sont bien remplis pour le premier tour. Kim Clijsters est de retour. Le soir, la Limbourgeoise bat le numéro 35, Jelana Kostanic. 10.000 spectateurs lui réservent une standing ovation à son entrée. Ensuite, ils s'étonnent, comme Clijsters, du niveau atteint. Il y a un monde de différence avec la première tentative de retour à Hasselt. En septembre, son tennis était crispé alors qu'à Anvers, Clijsters joue sans souci dès la première balle. Même si le numéro un est retombé à la 87e place, elle impose un rythme d'enfer à la pauvre Kostanic. Clijsters peut à nouveau regarder vers le haut. Seul le top résiste à son rythme naturel. Le fait qu'elle balaie Kostanic en n'ayant joué que trois matches en neuf mois en dit long sur le tennis féminin mais aussi sur le niveau de Kim. Doutait-on encore ? En battant NadiaPetrova (WTA 12), elle semble convaincre les plus sceptiques. Clijsters doit cependant puiser au fond d'elle-même. Elle commet de petites erreurs et manque parfois de concentration mais c'est normal après son inactivité. Son poignet tient le coup et mentalement, elle est toujours parmi les meilleures. On peut relever la barre et viser le top dix. Au prochain tour, un test grandeur nature l'attend : Venus Williams. Etonnamment, à peine 4 à 5.000 personnes se sont déplacées pour le deuxième match de Clijsters. Les jours en semaine posent problème et l'organisation annonce des actions, l'année prochaine, pour combler cette lacune. Els Callens prend congé du public dans l'anonymat : l'après-midi, elle est battue par Claudine Schaul. Els rêve encore d'une victoire en double mixte dans un Grand Chelem, pour achever sa carrière en beauté. Les deux grandes têtes de série font leur entrée. Amélie Mauresmo bat Mary Pierce pour la seconde fois en dix jours. La première tête de série est sympathique pendant les conférences de presse et c'est peut-être ce qui la handicape sur le court. Parmi les meilleures mondiales la saison passée, Mauresmo semble manquer de dureté. La Française n'a plus passé les quarts de finale lors de ses cinq derniers tournois du Grand Chelem. C'est inédit dans le chef d'un numéro un mondial féminin. Elle va chercher de l'aide auprès de Yannick Noah, avant tout pour surmonter le syndrome Roland Garros mais aussi pour affûter sa foi en ses possibilités. Deux gamines de 17 ans, Anna Chakvetadze et Tatiana Golovin, prouvent qu'elles sont prêtes à faire fondre le fossé qui les sépare de l'élite. Clijsters-mania au Sportpaleis. 12.000 personnes vibrent pendant qu'elle affronte Venus Williams mais leurs attentes sont quelque peu prématurées. Clijsters est battue. La puissante Américaine semble redevenir celle qu'elle était il y a trois ou quatre ans. Ses services puissants sont suivis de coups dévastateurs. Clijsters n'est pas assez affûtée pour renverser le match à la faveur de deux petites chances. Elle est quand même satisfaite de son tournoi, à juste titre. Elle a posé des jalons à partir desquels bâtir. Son classement n'est pas brillant û aux alentours de la 130e place û mais elle peut bénéficier de wild cards. En attendant, la raquette de diamants peut quitter son coffre pour rejoindre la valise de Williams. Sa victoire finale ne semble souffrir aucun doute. Jusqu'au rang 15, l'élite féminine se vaut plus ou moins. Après, hormis quelques jeunes talents, c'est le désert. A Anvers aussi, les quatre premières têtes de série se retrouvent en demi-finales. D'un brillant tennis, Mauresmo bat l'Australienne Alicia Molik. Venus Williams perd un set face à la rude Anastasia Myskina. Venus prouve une fois de plus que les Williams n'apportent pas seulement quelque chose sur les courts : elle fait sensation quand elle quitte le terrain en dansant. Du jamais vu. Le tennis s'américanise. L'entrée spectaculaire des joueuses et des ritournelles venues du basket échauffent le public. Ni Mauresmo ni Williams ne se laissent perturber. Elles ajoutent son bouquet final à un tournoi qui était déjà réussi grâce au retour positif de Kim. Mauresmo l'emporte. C'est une surprise mais elle mérite sa victoire. Son tennis offensif et opportuniste a conduit la favorite au désespoir et à la défaite. Bonne nouvelle : la présence de Williams l'année prochaine semble ainsi assurée. La fabuleuse raquette en diamants se profile de plus en plus comme un atout de ce tournoi : elle attire les dames de l'élite et les incite à développer un tennis brillant. Filip DewulfNe doutons plus du retour de KIM AU TOP