D'autres fédérations, le volley entre autres, ont également leur siège dans ce vaste écrin de verdure où une unité de police montée assure la sécurité. A l'autre extrémité du parc se trouve le stade de football national, actuellement en réfection. Petit pays tranquille d'Amérique Centrale, le Costa Rica vivra dans quelques semaines sa deuxième expérience en Coupe du Monde. La première date de 1990, en Italie, où les équipiers de Hernan Medford avaient fait figure honorable sous la direction d'un entraîneur spécialiste des phases finales, Bora Milutinovic. En Corée du Sud, ils retrouveront cette fois Bora sur le banc opposé, celui de la Chine versée dans le même groupe, et tenteront de prendre leur revanche sur le Brésil, qui les avait battus 1-0 voici 12 ans. Le troisième adversaire laisse un goût amer à nos Diables Rouges: la Turquie.
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D'autres fédérations, le volley entre autres, ont également leur siège dans ce vaste écrin de verdure où une unité de police montée assure la sécurité. A l'autre extrémité du parc se trouve le stade de football national, actuellement en réfection. Petit pays tranquille d'Amérique Centrale, le Costa Rica vivra dans quelques semaines sa deuxième expérience en Coupe du Monde. La première date de 1990, en Italie, où les équipiers de Hernan Medford avaient fait figure honorable sous la direction d'un entraîneur spécialiste des phases finales, Bora Milutinovic. En Corée du Sud, ils retrouveront cette fois Bora sur le banc opposé, celui de la Chine versée dans le même groupe, et tenteront de prendre leur revanche sur le Brésil, qui les avait battus 1-0 voici 12 ans. Le troisième adversaire laisse un goût amer à nos Diables Rouges: la Turquie. Nous avons évoqué l'évolution footballistique du Costa Rica en compagnie du président de la fédération, Hermes Navarro Vargas.Hermes Navarro Vargas: Les joueurs ont acquis davantage d'expérience, et d'un point de vue administratif, nous avons également tiré les leçons du Mondiale italien. Tout ce que nous avons appris, nous l'avons mis en pratique et cela a commencé par un travail en profondeur avec les jeunes. La majorité des joueurs actuels de l'équipe nationale ont fait leurs classes dans les sélections -17 et -20. Depuis deux ans, nous avons entamé un programme de détection au niveau des sélections régionales avec les -15 ans. Cette initiative a déjà porté ses fruits puisque, récemment, les -15 ont remporté le Mundialito de leur catégorie, en Bolivie où ils ont notamment battu le Brésil 2-1. Les -17 et -20 sont champions de la CONCACAF et ont participé aux Championnats du Monde de leur âge, respectivement à Trinidad & Tobago et en Argentine. Un schéma offensifCette distinction nous a été octroyée par la FIFA et nous en sommes très fiers. Il y a eu les titres remportés par les jeunes, mais aussi l'exploit de l'équipe nationale A, qui a terminé les éliminatoires de la zone en première position, devant de grands pays comme les Etats-Unis et le Mexique.Disons qu'elles nous proposent parfois des destinations exotiques. Au début, les petites îles des Caraïbes sont appelées à en découdre entre elles. Les rescapés sont ensuite répartis en trois groupes de quatre équipes, en compagnie de pays au coefficient supérieur, dont le Costa Rica. Nos adversaires étaient les Barbades, le Guatemala et les Etats-Unis. Les deux premiers de chaque groupe disputent le tournoi hexagonal qui détermine les trois qualifiés pour la Coupe du Monde. Durant ce tournoi, nous avons gagné 1-2 au Stade Aztèque. C'était la première fois que le Mexique était battu en éliminatoires dans son stade fétiche. A titre de comparaison, je tiens à souligner que le Costa Rica compte à peine quatre millions d'habitants. La ville de Mexico City en compte, à elle seule, plus de 20 millions. Cela situe la portée du résultat.Je pense qu'un équilibre a été trouvé entre le talent individuel et le travail collectif. Il y a une bonne base défensive et une reconversion intéressante d'un schéma défensif à un dispositif offensif. L'équipe est assez disciplinée. On a tendance à considérer Paulo Wanchope comme la vedette de la formation, mais ce serait trop réducteur de limiter le Costa Rica à cette seule personnalité. D'autres joueurs peuvent faire valoir de grandes qualités. Je songe en particulier à l'attaquant Rolando Fonseca, un grand buteur, ou au vétéran Hernan Medford, qui était déjà présent en Italie et qui sera encore du voyage en Corée du Sud. Le sélectionneur, Alejandro Guimaraes, a fait du bon travail. Il est d'origine brésilienne mais vit au Costa Rica depuis très longtemps et faisait d'ailleurs partie de l'équipe nationale qui disputa la Coupe du Monde 1990 en Italie. Il joua autrefois dans le club de mon coeur, Puntarenas, qui malheureusement -j'ose à peine l'avouer- est depuis lors descendu en D2. Comme entraîneur, il a développé un style agressif et offensif. Il préfère être battu 4-3 après avoir tout essayé, plutôt que 1-0 après avoir défendu pendant 90 minutes.Un invité de classeJ'en suis convaincu. Lors de la Copa America, le public et les téléspectateurs s'étaient dits ravis du spectacle proposé par notre équipe nationale. Nous avons même reçu des félicitations de Colombie. Nous avons terminé cette Copa America -à laquelle nous avons participé l'an passé en tant qu'invité- en cinquième position. L'Uruguay nous a barré le chemin des demi-finales à la dernière minute.Franchir le premier tour. Ce sera difficile, mais cela n'a rien d'impossible.En effet. En 1990, nous avions été battus 1-0. Un résultat très honorable.Restons les pieds sur terre. Ce n'est pas parce que les Brésiliens ont éprouvé des difficultés durant la phase éliminatoire qu'il faut les prendre de haut. Le Brésil demeure un grand pays de football. Nous avons beaucoup de respect pour la Seleçao, mais nous ne la craignons pas. Oui, ce sera assez particulier. Il a laissé beaucoup de bons souvenirs au Costa Rica.Tous les matches sont des matches-clefs. A quoi bon battre le Brésil 3-0 si nous perdons contre la Chine et la Turquie? Mais, d'une manière réaliste, on peut effectivement considérer que le Brésil émergera du groupe et que les trois autres équipes lutteront pour la deuxième place qualificative.Oui, à condition que votre pays se qualifie également. Qui affrontez-vous? Le Japon, la Tunisie et la Russie? Ce n'est pas facile, vous savez. Je pars du principe que les 32 pays qui participent à la Coupe du Monde ont des qualités, sinon ils ne se seraient pas qualifiés. Il faut respecter tout le monde. J'espère que l'on nous respectera également et que nous pourrons démontrer que notre titre de champion de la CONCACAF et notre cinquième place à la Copa America n'étaient pas les fruits du hasard. Au-delà du résultat, nous voulons également donner une bonne image de notre pays. Celle de compétiteurs loyaux et luttant jusqu'au bout de leurs forces. Je peux vous assurer que nous serons prêts. Nous n'avons négligé aucun détail, que ce soit au niveau de la nourriture, du suivi médical ou du logement. Nous arriverons au Japon le 10 mai. Nous effectuerons un premier stage de préparation au Pays du Soleil Levant (NDLA: le 26 mai, le Costa Rica affrontera d'ailleurs les Diables Rouges en match amical). Le 27 mai, nous nous rendrons en Corée du Sud où nous disputerons nos matches du premier tour. Nous serons alors totalement acclimatés. Daniel Devos, envoyé spécial au Costa Rica"Le Costa Rica préfère perdre 4-3 que 1-0"