Sven Vandenbroeck

sélectionneur de la Zambie
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sélectionneur de la Zambie ? Premièrement : la flexibilité tactique et l'intelligence " Le concept des trois défenseurs a été revu contre le Brésil. A gauche, Nacer Chadli officiait entre le milieu de terrain et l'ailier, et Jan Vertonghen défendait parfois très haut, de sorte qu'ils se complétaient. Avec Kevin De Bruyne comme faux numéro neuf, nous avons fait douter les deux défenseurs centraux brésiliens, et Romelu Lukaku pouvait plonger dans le dos de leur arrière gauche offensif. En première mi-temps, ce dispositif a très bien fonctionné. On voyait qu'en quelques jours, la tactique avait été très bien assimilée et exécutée. Mais en deuxième mi-temps, les Brésiliens ont trouvé une solution à leur problème : Fernandinho s'est davantage concentré sur De Bruyne, l'un des deux défenseurs centraux a suivi Lukaku et l'autre s'est chargé de toute la couverture. Leur arrière gauche a pu continuer à se ruer à l'offensive. Les Belges se sont alors retrouvés en difficulté. " ? Deuxièmement : parfois un manque de qualité défensive " On nous a déjà reproché d'être incapables de bien défendre, mais dans ce match, nous avons mis en place une bonne organisation défensive pour ce qui concerne le jeu de position avec couverture mutuelle, en raccourcissant les distances et en restant compacts, tant horizontalement que verticalement. Pourtant, au fur et à mesure que le match avançait, nous avons laissé trop d'occasions et de possibilités de tirs à l'adversaire, à cause parfois d'un manque de qualité défensive. Il a fallu un super Courtois pour nous a sauver. " ? Troisièmement : notre combinaison de vitesse et de technique " En première mi-temps, surtout, la vitesse à laquelle les actions étaient réalisées, combinée à la qualité des choix qui étaient posés et à la qualité technique dans l'exécution, étaient d'un très haut niveau. Jadis, nous étions un peu en-dedans dans ce domaine : notre football devait surtout miser sur une bonne organisation défensive en essayant d' 'inscrire un petit but' mais aujourd'hui nous sommes devenus l'une des meilleures équipes dans l'amorce des offensives. Cette évolution est aussi due aux progrès enregistrés dans la formation au cours des dix dernières années. Être dominant,courir avec le ballon jusqu'à ce que l'adversaire soit obligé d'effectuer un choix, puis céder le ballon au partenaire le mieux placé : c'est le football moderne, et nous l'avons pratiqué à la perfection en première mi-temps. "