Par John Baete
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Par John BaeteOn est le premier avril, hein... Mais bon, dimanche soir, on n'avait toujours pas envie de rigoler après " la catastrophe nationale de Genk " (dixit Marc Degryse), et pas plus que tous les amoureux de foot belges. De guerre lasse, on relisait quelques lignes de notre intro du dernier Sport/Foot : " Les Diables Rouges sont au dernier tournant de leur survivance sous René Vandereycken. S'ils remportent leurs deux prochains matches contre la Bosnie, ils prouveront que leur coach a raison de faire comme il fait et de penser comme il pense... Autrement, ce sera sans doute adieu au Mondial en AfSud et à René. Bosnie soit qui mal y pense... " On est en plein dans ce scénario, alors que la courte victoire espagnole nous aurait ouvert toute grande la porte de la bataille pour la deuxième place en cas de victoire des Diables. A l'Union belge, le président François De Keersmaecker a dit ne pas tolérer cette énième défaite. Mais ceux qui pensent qu'il va faire sauter le fusible VDE sont des optimistes invétérés. De Keers a déjà tenu ce type de discours avant que VDE le fasse changer d'avis en débriefing. Mais ça, c'était avant la nomination de Philippe Collin, le secrétaire général d'Anderlecht, à la tête de la commission technique en lieu et place de feu Antoine Vanhove. On compte sur Collin pour que ça barde plus que d'habitude. Devrait... car on connaît d'ici les atouts de VDE : les absences de Kompany, Vanden Borre, Vertonghen, Van Buyten. Il a aussi déjà dit que les Diables n'avaient pas eu de chance. OK, alors c'est que leur coach porte la poisse... On verra ce soir, après le deuxième choc avec la Bosnie. Une deuxième leçon de football en cinq jours ? Cela dit, on a le goût du miracle depuis vendredi dernier, quand Philippe Dufermont, le mécène de Mouscron, a annoncé que la fumée était blanche et que l'Excel était sauvé. Vérité ou intoxication ? Débarqué dans le monde du foot depuis la saison 2004-2005 sans connaissance du milieu, il a payé cher pour apprendre. Cette saison-là, le club avait un passif de 12 millions qu'il a aidé à combler. Mais quand il devenait président en 2007, il reconstruisait une équipe chère et contribuait à creuser un nouveau trou qui dépassait maintenant neuf millions d'euros. Dufermont parle maintenant de solutions tournant autour d'un et peut-être deux mystérieux investisseurs qui désirent rester inconnus. Il a confiance en eux puisqu'il a promis d'avancer les 2 millions pour obtenir la licence de la part de la Ligue Pro et terminer la saison. Puis, il avancera l'argent pour payer les salaires des joueurs jusqu'à la fin de la saison. Ce sont deux excellentes nouvelles : le championnat se terminera à égalité de chances pour tout le monde, mais quid de l'avenir ? Dufermont continuera-t-il d'avancer des sommes... ou de tout payer seul ? Qui sont ses nouveaux partenaires ? Et quels sont leurs intérêts à investir en tout anonymat dans un club qui perd traditionnellement autant d'argent ? Autant de grosses questions auxquelles Dufermont n'a toujours pas répondu, en précisant quand même que le budget de la saison prochaine était déjà sous contrôle... On ne demande pas mieux de le croire sur parole et d'être convaincu qu'il a compris - comme il l'a dit Daniel Devos - " ce que diriger un club de foot voulait dire ". A Genk, par contre, les dirigeants ont toujours un peu de mal dans leurs choix techniques. Ils viennent d'annoncer qu' Hein Van Haezebrouck, révélation de la saison à Courtrai, avait signé pour trois ans. Depuis l'été 1998, c'est leur neuvième entraîneur après Aimé Anthuenis, Jos Heyligen, Johan Boskamp, Pierre Denier, Sef Vergoossen, Ronny Van Geneugden, René Vandereycken et Hugo Broos. Comment traitent-ils leurs entraîneurs à Genk ?l