Les remèdes de grand-mères font du bien quand on se réveille avec une horrible migraine. Le football belge a été solidement secoué et déçu par la pauvre prestation des Diables Rouges face au Kazakhstan. L'équipe nationale avait besoin d'un projet offensif évident et ambitieux afin d'entamer sa campagne de qualification pour la phase finale de l'EURO 2008. Mais son nul blanc a suscité l'incrédulité. Même à l'étranger où, parmi des propos qui en disent long, nous avons noté ceux de Johan Derksen, rédacteur en chef de l'hebdomadaire hollandais Voetbal International : " La Belgique ne peut plus être prise au sérieux ". Le diagnostic est aussi simple que sévère et le Docteur Ren...

Les remèdes de grand-mères font du bien quand on se réveille avec une horrible migraine. Le football belge a été solidement secoué et déçu par la pauvre prestation des Diables Rouges face au Kazakhstan. L'équipe nationale avait besoin d'un projet offensif évident et ambitieux afin d'entamer sa campagne de qualification pour la phase finale de l'EURO 2008. Mais son nul blanc a suscité l'incrédulité. Même à l'étranger où, parmi des propos qui en disent long, nous avons noté ceux de Johan Derksen, rédacteur en chef de l'hebdomadaire hollandais Voetbal International : " La Belgique ne peut plus être prise au sérieux ". Le diagnostic est aussi simple que sévère et le Docteur René Vandereycken devra revoir le sien au plus vite car la fièvre monte vite. A propos de températures, la troisième journée du championnat de D1 a permis de panser des plaies ou d'examiner des dossiers étonnants depuis le début de la saison. C'est le cas de Charleroi qui présenta contre le Cercle Bruges un bloc uni, superbement organisé, où chacun connaît tous les aspects de ses missions comme ce fut le cas après l'exclusion de Dante (qui prit une carte rouge pour un coup de coude incompréhensible). Jacky Mathijssen peut être fier des opérations qu'il dirige depuis son arrivée dans ce qui était, il y a trois ans, l'hôpital du Mambourg. Il fallait être une espèce de Père Damien pour dire aux patients carolos que l'avenir leur appartenait. Les voici invaincus dotés d'un capital mérité de sept points sur neuf. Avec un coach aussi avisé, " on sait quoi écrire dans sa gazette ". La situation du FC Brussels est comparable : le professeur Albert Cartier y est quasiment aussi avancé que son collègue Mathijssen dans l'étude d'un noyau plus jeune. A Molenbeek, on a misé sur les mêmes remèdes : travail, humilité, plaisir, sérieux, application, organisation, goût du travail bien fait, jusqu'auboutisme, discipline, respect des valeurs. Même si le match nul enregistré contre Saint-Trond est un peu décevant, il y a au stade Edmond Machtens des qualités encourageantes afin de préparer l'avenir. Pour les étudiants que sont forcément les joueurs de D1, il doit être agréable de fréquenter les auditoires de ce type de chargés de cours. Sans oublier les José Riga, Gil Vandenbrouck, etc. Mais si un club était en observation en fin de semaine passée, c'était bien le Standard. A la grande surprise des toubibs, Sergio Conceiçao s'est retrouvé sur les genoux (ménisque en compote, opération, retour à la compétition reporté d'un mois) et n'a pu se rendre à Genk. Or, et nous l'avions souligné, son apport aurait été intéressant pour un Standard dépourvu du moindre point. Steven Defour a eu droit à un accueil très chaud de son ancien public. On ne peut que regretter l'attitude de l'ancien président, Jos Vaessen, qui avait mis le feu aux poudres depuis belle lurette. C'est son manque de retenue qui a incité certains fanatiques du Fénixstadion à envoyer des menaces et même une enveloppe contenant une balle à Sclessin. Cela incita les dirigeants liégeois (sauf Michel Preud'homme présent sur le banc) à rester à la maison : c'est intolérable. Sur le terrain, le Standard est sorti grandi de ce voyage. Parmi ses satisfactions, on notera qu'un gamin de 17 ans a installé sa jeunesse, sa présence, ses atouts physiques au poste de demi défensif : Marouane Fellaini. Bravo mon grand. S'il continue sur sa lancée, ce talent formé à belge pourrait être la grande révélation de cette saison. Tous ces constats seront approfondis après la prochaine journée qui sera placée sous le signe d'un certain Anderlecht-Bruges, une bonne vieille ordonnance pour faire tomber la fièvre kazakhe. par pierre bilic