Après un an, Verbist revint donc au Beerschot, devenu GBA. "J'y ai disputé tous les matches de Réserves avec des gars comme Van Zundert, Snelders et Van Mieghem, qui jouent aujourd'hui en Première. Ils m'ont surnommé Brambo".
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Après un an, Verbist revint donc au Beerschot, devenu GBA. "J'y ai disputé tous les matches de Réserves avec des gars comme Van Zundert, Snelders et Van Mieghem, qui jouent aujourd'hui en Première. Ils m'ont surnommé Brambo". En fonction d'un accord de collaboration qui prévoit que, chaque année, deux joueurs du GBA passent un test à l'Ajax, Urbain Hasaert et Martien Vreijsen désignèrent Verbist aux responsables du club hollandais. "Pour moi, ce fut un honneur. Je m'y suis notamment entraîné sous la direction de John Van't Schip. Lorsqu'on m'a dit que je pouvais rester, mon rêve s'est réalisé car, lorsque nous affrontions l'Ajax, nous prenions toujours une leçon de football. Vous devriez voir ce que les gars du centre de formation sont capables de faire avec un ballon. D'ailleurs, si j'essayais, il leur faudrait des semaines pour défaire les noeuds de mes jambes". Pour Verbist, l'Ajax est un grand club à tous points de vue. "Nous sommes sponsorisés par Adidas. Si on nous voit à la cafetaria avec des Nike au pied, on nous fait la remarque. Ce club a des supporters dans tout le pays. Parfois, ils restent de longues minutes à côté de notre autocar dans l'espoir de capter un sourire. Par contre, si nous allons à Feyenoord, on nous jette des pierres et nous devons être escortés par la police".Troisième gardienQuand on parle de l'Ajax, on pense aussitôt à Frans Hoek, le formateur des gardiens qui inventa le gardien-libéro, personnifié par Edwin Van der Sar. "Malheureusement, Hoek est parti à Barcelone avec Louis van Gaal et je ne l'ai pas connu", dit Verbist. "Il est clair qu'à l'entraînement, on ne travaille pas les mêmes aspects qu'en Belgique. Pour la première fois de ma carrière, il m'arrive de m'entraîner sans me salir parce que, pendant trois-quarts d'heure, on me fait des passes en retrait. En Belgique, cela se fait moins. Chez nous, on répète sans cesse qu'un gardien doit savoir jouer au pied mais en Hollande, on le fait. Ceci dit, j'ai toujours joué au pied même si je reconnais que ce n'est pas l'essentiel car il ne me servirait à rien d'avoir une bonne frappe si je n'arrêtais pas un ballon. Au cours des premières semaines, je me suis toujours placé en dernière position afin de bien observer. Ici, tout se fait avec ballon et le placement a beaucoup d'importance. Et je peux vous assurer qu'un exercice de démarquage bien exécuté est plus dur qu'une heure de course dans les bois. A Amsterdam, il faut aussi beaucoup parler. En un contre un, on crie quel côté on ferme afin que le partenaire puisse couvrir l'autre. Et en match, on s'engueule énormément. Bien entendu, dès qu'on rentre au vestiaire, c'est oublié".C'est le départ du Roumain Bodgan Lobont qui a permis à Verbist de devenir troisième gardien et de s'entraîner trois fois par semaine avec le titulaire, Fred Grim. "Je suis d'abord le gardien des Espoirs et, s'il le faut, je me rends à l'Arena. En principe, mon contrat sera bientôt prolongé de trois ans. J'en aurai alors 21 mais tout peut aller très vite. Rafael van der Vaart et Johnny Heijtinga, qui jouaient avec moi la saison dernière, sont aujourd'hui titulaires en première. Attention, ils assistent toujours aux entraînements des jeunes. Car ici, on ne plane pas. Les meilleurs sont ceux qui restent simples". Matthias Stockmans,Photo