"Sous Boskamp, c'était une période où rien n'allait à La Gantoise", se souvient Herreman. "Aucun joueur ne pouvait dire qu'il était meilleur que les autres, le malaise était collectif. Mais Boskamp en a sacrifié trois ou quatre, dans l'espoir de provoquer un revirement. Je faisais partie des victimes. Il a sans doute voulu faire des exemples et montrer que personne, dans l'équipe, n'était intouchable. Pas même Tony Herreman". ...

"Sous Boskamp, c'était une période où rien n'allait à La Gantoise", se souvient Herreman. "Aucun joueur ne pouvait dire qu'il était meilleur que les autres, le malaise était collectif. Mais Boskamp en a sacrifié trois ou quatre, dans l'espoir de provoquer un revirement. Je faisais partie des victimes. Il a sans doute voulu faire des exemples et montrer que personne, dans l'équipe, n'était intouchable. Pas même Tony Herreman". De Boskamp, il conserve des souvenirs très mitigés. "Je l'avais déjà connu à Beveren. Là-bas, je l'appréciais énormément. Quand je l'ai retrouvé à Gand, il avait changé. Ses entraînements étaient toujours très bien pensés, mais il avait perdu ses qualités humaines. Il était devenu impossible de dialoguer avec lui. Et il enguirlandait sans arrêt les joueurs. Des spectateurs venaient à l'entraînement rien que pour ça. Ils savaient que Boskamp allait encore s'exciter et ça les amusait. Ils quittaient le complexe d'entraînement en croyant que c'était la guerre ouverte entre tous les joueurs, alors qu'il n'y avait rien de plus faux".Un autre entraîneur a beaucoup déçu Tony : Franky Van der Elst, avec lequel il travailla au cours des deux dernières saisons au GBA. "Entre Van der Elst et moi, ça s'est mal passé dès son arrivée. Il ne m'avait pas choisi, mais il me restait trois ans de contrat quand il a débarqué. A ses yeux, j'étais comme un poids mort. Dès le début, il a décidé que son back gauche serait Mutavdzic. En cas de blessure de ce joueur, son deuxième choix était Rudi Smidts. Bref, je ne devais pas me faire d'illusions. Je pouvais partir si je trouvais un autre club. Mais j'ai choisi de rester et de me battre avec l'énergie du désespoir pour montrer à Van der Elst que je pouvais lui être utile. Cela ne s'est pas trop mal passé durant deux ans. Puis, en fin de saison dernière, il m'a annoncé de façon très peu correcte que je devais partir. Il n'a même pas pris la peine de me convoquer pour une bonne discussion. Il m'a téléphoné et m'a expliqué, en cinq minutes, que mon avenir n'était plus à Anvers. J'attendais davantage de classe et de correction de la part d'un homme qui a connu une telle carrière à Bruges et a porté autant de fois le maillot de l'équipe nationale. Je ne pourrai jamais oublier non plus que Van der Elst a été le seul entraîneur à m'imposer de jouer en équipe Réserve alors que j'étais en pleine possession de mes moyens".