Il avait déjà été courtisé par Charleroi précédemment, mais à l'époque, Ostende exigeait un prix de transfert plus élevé pour un concurrent direct du championnat de Belgique que pour un club étranger. Placé sur une voie de garage par MatteoBoniciolli, alors qu'il avait disputé un excellent premier tour sous la houlette d' Eddy Casteels l'an passé, ChristopheBeghin (25 ans) a donc pris durant l'été la direction de Roseto, un petit club italien de la côte adriatique, pour finalement rejoindre le Spiroudôme il y a 15 jours. Un voyage Ostende-Charleroi coûte apparemment moins cher lorsqu'on fait un détour par l'Italie... " Même l'an passé, alors que je n'avais plus d'avenir à Ostende, le club côtier ne m'aurait pas laissé partir gratuitement vers le Pays Noir ", confirme le Joueur de l'Année 2002. ...

Il avait déjà été courtisé par Charleroi précédemment, mais à l'époque, Ostende exigeait un prix de transfert plus élevé pour un concurrent direct du championnat de Belgique que pour un club étranger. Placé sur une voie de garage par MatteoBoniciolli, alors qu'il avait disputé un excellent premier tour sous la houlette d' Eddy Casteels l'an passé, ChristopheBeghin (25 ans) a donc pris durant l'été la direction de Roseto, un petit club italien de la côte adriatique, pour finalement rejoindre le Spiroudôme il y a 15 jours. Un voyage Ostende-Charleroi coûte apparemment moins cher lorsqu'on fait un détour par l'Italie... " Même l'an passé, alors que je n'avais plus d'avenir à Ostende, le club côtier ne m'aurait pas laissé partir gratuitement vers le Pays Noir ", confirme le Joueur de l'Année 2002. Le pivot bruxellois n'avait jamais caché son ambition d'évoluer, un jour, dans un grand championnat étranger. Aujourd'hui, il ne déborde pas d'enthousiasme lorsqu'il en parle. " Sportivement, cela ne s'est pas trop mal passé, mais au niveau extrasportif, je m'attendais à mieux. PatrickMutombo, mon coéquipier en équipe nationale, aussi : il avait quitté Messine parce qu'il trouvait le club sicilien mal organisé, mais il s'est rendu compte qu'à Roseto, c'était encore pire. TomasVandenSpiegel, qui a joué à Bologne et à Rome, n'a sans doute pas connu les mêmes soucis, mais j'ai constaté que les petits cercles italiens étaient moins professionnels que les clubs belges. Je n'avais pas le choix : c'était soit rester à Ostende, où le coach m'avait déjà signifié que je ne jouerais pas. On était déjà fin septembre, je venais d'achever la campagne avec les BelgianLions et je n'avais pas d'autre proposition que celle de Roseto. J'ai donc accepté, en sachant que le coach (le Croate NevenSpahija qui m'avait vu à l'£uvre lors du Tournoi des Quatre Nations à Liège) me connaissait. Cela a directement mal commencé : lors de mon premier match, j'ai perdu deux dents dans un choc avec un joueur de Reggio Emilia et j'ai passé la nuit à l'hôpital. Le début de championnat fut laborieux : le club avait décidé de sacrifier les premiers matches pour essayer de renforcer son équipe plus tard, avec des joueurs sans contrat, donc moins chers. J'ai connu de meilleurs moments par la suite... jusqu'à ce que je me blesse au pied. Jouer dans des arènes comme celles de Rome, Bologne ou Trévise, c'est impressionnant. Mais le plus grisant, ce sont les derbies contre Teramo, où évolue DimitriLauwers. Là, on se rend compte du fanatisme des tifosi. Pour un supporter de Roseto, Teramo incarne l'ennemi, et vice-versa. Doum et moi, on se côtoyait de temps en temps, mais la semaine précédant le derby, il valait mieux qu'on ne nous voit pas ensemble. Je n'ai pas livré une mauvaise saison, bien que mon rôle était totalement différent de celui que je remplissais en Belgique. A Roseto, les trois Américains étaient chargés d'alimenter le marquoir et je devais effectuer le sale boulot : défendre, capter des rebonds. Si Boniciolli estimait que je n'avais pas le niveau pour le championnat d'Italie, je pense avoir démontré le contraire. Roseto était huitième lorsque je l'ai quitté, et aujourd'hui encore, l'équipe reste en lice pour participer aux playoffs. Mais il y avait un risque que je ne sois plus payé et c'est la raison pour laquelle j'ai pu me libérer pour signer à Charleroi ". Coïncidence : Beghin disputa son premier match avec les Spirous contre... Ostende, mercredi passé. " Cela m'a laissé une drôle d'impression ", avoue-t-il. " Je me suis parfois demandé si j'avais enfilé le bon maillot et si je ne m'étais pas trompé de vestiaire. Mais, une fois sur le terrain, tout cela a disparu ". En fait, on attendait plutôt EricStruelens au Spiroudôme, alors que Christophe Beghin fut annoncé à Bree. " J'ai effectivement eu des contacts avec le club limbourgeois, mais cela ne s'est pas arrangé entre mon manager, DidierRose, et le manager de Bree, RudiKuyl ". L'objectif de Christophe Beghin à Charleroi : aider les Spirous a décrocher le titre pendant les playoffs et plaider sa cause en vue d'une prolongation de contrat pour la saison prochaine. " Cela ne me déplairait pas de rester. C'est tout de même le meilleur club belge. A moins d'une offre d'un tout gros club étranger "... Daniel Devos" Les petits clubs italiens sont MOINS PROS QUE LES CLUBS BELGES "