En Angleterre, SirAlex Ferguson a attaqué la presse en l'accusant de désinformation : " Vous voulez couper l'équipe de ses fans mais vous n'y parviendrez jamais ". Pourtant, Ferguson est déjà bel et bien critiqué par le public de ManU (notamment sur le forum internet) du fait de ses choix de joueurs et tactiques. Maladie de fin de règne ? Peut-être ; mais c'est facile de tout mettre sur le dos de la presse. Comme si elle était capable de créer l'événement. Il n'y a que les imbéciles qui pensent que c'est possible. Dans un milieu aussi médiatisé que le football, il n'y a plus jamais de scoop, pour commencer. Tout au plus la presse relaie l'information en temps plus réel qu'avant. Et elle critique, certes, mais sans contre performances, pas d'analyses négatives... ...

En Angleterre, SirAlex Ferguson a attaqué la presse en l'accusant de désinformation : " Vous voulez couper l'équipe de ses fans mais vous n'y parviendrez jamais ". Pourtant, Ferguson est déjà bel et bien critiqué par le public de ManU (notamment sur le forum internet) du fait de ses choix de joueurs et tactiques. Maladie de fin de règne ? Peut-être ; mais c'est facile de tout mettre sur le dos de la presse. Comme si elle était capable de créer l'événement. Il n'y a que les imbéciles qui pensent que c'est possible. Dans un milieu aussi médiatisé que le football, il n'y a plus jamais de scoop, pour commencer. Tout au plus la presse relaie l'information en temps plus réel qu'avant. Et elle critique, certes, mais sans contre performances, pas d'analyses négatives... Un coach qui perd n'a jamais raison. Malgré son expérience, Fergie ne l'a pas compris apparemment. Mais contre qui un coach sous pression peut-il aboyer à l'occasion sinon les journalistes qu'il rencontre si souvent et qui ont de moins en moins de scrupules à bousculer les techniciens ? Récemment, Albert Cartier et Frankie Vercauteren ont réagi. Le premier dans un studio de télévision en trouvant nullissime qu'on évoque par l'image la réflexion devenue célèbre du président Johan Vermeersch du Brussels à l'égard de ses joueurs contre le Cercle Bruges : " Vous étiez comme des vaches dans un pré ". Le second à deux reprises en conférence de presse en refusant le jeu des questions et réponses en disant qu'il en avait assez des critiques. Cartier n'a pas admis d'être plongé dans une farce : il ne voulait pas mélanger son job au folklore. C'est son droit de ne pas avoir voulu sacrifier à une minute d'humour potache, mais vu la qualité du premier tour du Brussels, le coach français n'avait pas à se sentir visé. Vercauteren a refusé qu'on l'attaque sur son terrain et c'est un aveu d'énervement. Son équipe ne répond pas à l'attente, mais ce ne sont pas les journalistes qui changent constamment son équipe, à la fois sur le plan de la sélection et du système. Vercauteren fait son possible mais le football mauve ne convainc pas tout le monde. On est loin, en tout cas, du football champagne évoqué par le manager général du club Herman Van Holsbeeck. C'était une promesse présomptueuse, lâchée avec énormément de légèreté. On est loin du compte. Anderlecht est loin d'un style qui fait des bulles et collectionne les affaires ( Nenad Jestrovic, Serhat Akin, Walter Baseggio...). Mais le coach ne doit pas se sentir le seul responsable. Les réactions incontrôlées des coaches sont toujours suscitées par le manque de résultat. Et chacun réagit comme selon sa nature. Dominique D'Onofrio a tendance a tout minimiser et à rigoler. Il a notamment fait un tabac dans le Laatste Show, un talk show humoristique sur la VRT, et cela donne une idée du personnage. Le coach des Rouches a plein de raisons sportives de sourire cette saison, mais est-ce parce qu'il met les gens à l'aise que ça rigole pour les Rouches ? Au Standard, aussi, il y a des histoires (les départs de Drago et Milan Rapaic, le chômage de Cédric Roussel,...) mais le courant dans l'air de Sclessin est quand même plus positif qu'à Anderlecht. On a souvent avancé que DD n'avait pas le niveau du top de la D1 belge et que Vercauteren était promis à un grand avenir, mais ce qui se passe suscite des interrogations. Pour l'instant..., car le foot reste le foot. Prenez Jan Ceulemans, D'un côté, il était naturel qu'il reçoive sa chance à Bruges mais d'un autre on sentait qu'il éprouverait les pires difficultés à s'imposer sans Timmy Simons et comme successeur de Trond Sollied. Pourtant, malgré un nombre hallucinant de blessures, son équipe est toujours dans le coup et si le Caje a souffert sur le banc des champions, il ne s'est jamais départi de sa philosophie terrienne. D'ailleurs, quand on lui a demandé dans le cadre de notre Bilan du premier tour comment il jugeait son travail, il a répondu que c'était aux journalistes à le dire. Il a tout compris. john baete