En deux matches, il a déjà prouvé qu'on pouvait compter sur lui. Sa timidité ne l'a pas empêché de saisir sa chance à deux mains. Avec les convictions de la jeunesse, il n'a pas craint de monter dans le navire au devant de l'ouragan anderlechtois. Mais de tempête, il n'en fut pas question. Juste quelques bourrasques. Et le bateau carolo n'a pas pris l'eau. Pourtant, lorsque après six minutes de jeu, Laurent Ciman monta au jeu en remplacement de Thierry Siquet, on était loin de penser que ce gamin allait faire échec aux tentatives bruxelloises :

" Je ne pensais vraiment pas que j'allais jouer, d'autant que j'avais évolué en Réserves la veille. Même quand l'entraîneur m'a demandé de m'échauffer, je ne croyais pas monter car je ne réalisais pas la gravité de la blessure de Siquet. Je me suis donc juste dérouillé les jambes et je fus le premier étonné de me retrouver sur le terrain ".

Au fur à mesure de la rencontre, Ciman trouva ses marques : " Toute l'équipe m'a encouragé. J'ai pu compter sur les conseils de Badou Kere, Frank Defays, Bertrand Laquait mais c'est surtout Fabrice Lokembo qui m'a guidé puisque je jouais plus à gauche dans l'axe. Au début, j'avais un peu peur qu'on encaisse un but de ma faute. Mais en 2e mi-temps, j'ai pu prouver ce que je savais faire de bon ".

Pourtant si l'enjeu du match ne lui échappa pas, il avoue du bout des lèvres qu'Anderlecht fut bien pâle ce soir-là : " Bien sûr, ils ont eu des moments de domination mais ils ont trop joué en individualistes. Mis à part Pär Zetterberg, personne n'a fait primer le collectif. Nous, on a joué en bloc, bien regroupés avant de tenter de sortir sur des contre-attaques. Je pensais que nous allions plus subir le match ".

Titulaire à St-Trond

Après être rentré plusieurs fois pour des bribes de match (au Standard, au GBA et à Mons), Ciman avait du coup disputé la presque-totalité d'une rencontre. " La semaine qui suivit fut calme. Je ne suis pas du genre à me monter la tête. Je ne suis encore personne. Ce n'est pas en deux matches que je peux revendiquer quelque chose. Regardez Vincent Kompany ! "

Il s'agit pourtant d'un de ses deux modèles après Paolo Maldini. " Mon père a des origines italiennes près de Vérone mais à part quelques cousins, on n'a pas d'attaches particulières là-bas. Moi, j'aime surtout le championnat anglais. C'est un jeu offensif et engagé ".

Sa jeunesse ne l'empêche pas de déjà cerner ses principales qualités : " Je pense que j'ai un bon jeu de tête et que j'aime le foot engagé. Je suis agressif dans les duels et ma relance n'est pas mauvaise. Par contre, je dois absolument améliorer mon placement ".

C'est sans se prendre la tête que Ciman a préparé ce qui allait être son premier match comme titulaire. Siquet blessé, Ibrahim Kargbo encore à court de compétition, il commençait d'emblée à St-Trond. " C'était moins impressionnant que contre Anderlecht. Les Bruxellois poussent plus et je pense qu'au bout du compte, on aurait pu repartir du Staaienveld avec la victoire. Mais revenir d'un tel déplacement avec un point, c'est déjà pas mal ".

L'appétit vient en mangeant. Nul n'aurait prédit aux Carolos un tel début de championnat. " Il y a une meilleure ambiance dans le groupe cette année. Certes, je n'avais fait que quelques incursions en équipe Première la saison dernière mais cela se sent immédiatement ".

Du Sporting au Sporting via l'Olympic

Alors qu'il effectuait son apprentissage chez les Espoirs entraînés par Mario Notaro, il s'est vu proposer, au même titre que Carl Del Fabbro, de Salaheddine Sbai et d' Adrien Roman un contrat de deux ans au sein de l'équipe A : " J'ai reçu un appel de Raymond Mommens qui me disait que nous pouvions nous entraîner durant deux mois avec l'équipe A avant d'éventuellement recevoir un contrat de deux ans. Cela s'est bien passé puisque l'entraîneur a décidé de tous nous conserver. Tout va plus vite chez les A mais je n'ai pas trop souffert. Avant la reprise, j'allais régulièrement courir dans les bois de Soleilmont. Sinon, sur le terrain, on parle beaucoup plus entre les joueurs que dans les équipes de jeunes. On est davantage concentré à ce niveau. Cela se sent notamment pendant le speech du capitaine juste avant le début du match ".

Une promotion pour ce jeune qui ne tablait pas sur une réussite si précoce : " Je termine ma rhéto à St-André à Auvelais. Je dois combiner les études et le football. Je ne rate normalement que deux jours de classe et je viens m'entraîner au Sporting une ou deux fois par semaine. Encore une année puis je me consacrerai à plein temps au football. Je ne veux pas arrêter les études avant d'obtenir un diplôme car on ne sait jamais si une blessure survient. Je pourrai me retourner dans ce cas. De plus, je me dois de terminer mes études ne fût-ce que pour mes parents qui ont consenti à de nombreux sacrifices jusqu'à présent ".

Maintenant, le 26 zébré tâchera surtout de pallier les absences : " Si l'entraîneur décide de me retirer sa confiance, je respecterai son choix. Quand il change son équipe, il explique ses choix tactiques au joueur délaissé. A lui alors de travailler. Moi, je suis encore jeune et plusieurs titulaires reviennent dans le parcours mais c'est clair que j'ai envie de jouer ".

Ciman est un des premiers espoirs à profiter de la synergie entre les deux cercles carolos. Il avait débuté à Couillet avant de connaître sa première expérience au Sporting à 10 ans. Pourtant, à l'époque, les Zèbres le jugeront trop court. Il aboutira alors à l'Olympic où dès les Scolaires, il passera en Première sous la houlette de Patrick Thairet. Il est revenu au stade du Pays de Charleroi par la grande porte...

Stéphane Vande Velde

" Bon de la tête et agressif, je dois AMéLIORER MON PLACEMENT "

En deux matches, il a déjà prouvé qu'on pouvait compter sur lui. Sa timidité ne l'a pas empêché de saisir sa chance à deux mains. Avec les convictions de la jeunesse, il n'a pas craint de monter dans le navire au devant de l'ouragan anderlechtois. Mais de tempête, il n'en fut pas question. Juste quelques bourrasques. Et le bateau carolo n'a pas pris l'eau. Pourtant, lorsque après six minutes de jeu, Laurent Ciman monta au jeu en remplacement de Thierry Siquet, on était loin de penser que ce gamin allait faire échec aux tentatives bruxelloises : " Je ne pensais vraiment pas que j'allais jouer, d'autant que j'avais évolué en Réserves la veille. Même quand l'entraîneur m'a demandé de m'échauffer, je ne croyais pas monter car je ne réalisais pas la gravité de la blessure de Siquet. Je me suis donc juste dérouillé les jambes et je fus le premier étonné de me retrouver sur le terrain ". Au fur à mesure de la rencontre, Ciman trouva ses marques : " Toute l'équipe m'a encouragé. J'ai pu compter sur les conseils de Badou Kere, Frank Defays, Bertrand Laquait mais c'est surtout Fabrice Lokembo qui m'a guidé puisque je jouais plus à gauche dans l'axe. Au début, j'avais un peu peur qu'on encaisse un but de ma faute. Mais en 2e mi-temps, j'ai pu prouver ce que je savais faire de bon ". Pourtant si l'enjeu du match ne lui échappa pas, il avoue du bout des lèvres qu'Anderlecht fut bien pâle ce soir-là : " Bien sûr, ils ont eu des moments de domination mais ils ont trop joué en individualistes. Mis à part Pär Zetterberg, personne n'a fait primer le collectif. Nous, on a joué en bloc, bien regroupés avant de tenter de sortir sur des contre-attaques. Je pensais que nous allions plus subir le match ". Après être rentré plusieurs fois pour des bribes de match (au Standard, au GBA et à Mons), Ciman avait du coup disputé la presque-totalité d'une rencontre. " La semaine qui suivit fut calme. Je ne suis pas du genre à me monter la tête. Je ne suis encore personne. Ce n'est pas en deux matches que je peux revendiquer quelque chose. Regardez Vincent Kompany ! " Il s'agit pourtant d'un de ses deux modèles après Paolo Maldini. " Mon père a des origines italiennes près de Vérone mais à part quelques cousins, on n'a pas d'attaches particulières là-bas. Moi, j'aime surtout le championnat anglais. C'est un jeu offensif et engagé ". Sa jeunesse ne l'empêche pas de déjà cerner ses principales qualités : " Je pense que j'ai un bon jeu de tête et que j'aime le foot engagé. Je suis agressif dans les duels et ma relance n'est pas mauvaise. Par contre, je dois absolument améliorer mon placement ". C'est sans se prendre la tête que Ciman a préparé ce qui allait être son premier match comme titulaire. Siquet blessé, Ibrahim Kargbo encore à court de compétition, il commençait d'emblée à St-Trond. " C'était moins impressionnant que contre Anderlecht. Les Bruxellois poussent plus et je pense qu'au bout du compte, on aurait pu repartir du Staaienveld avec la victoire. Mais revenir d'un tel déplacement avec un point, c'est déjà pas mal ". L'appétit vient en mangeant. Nul n'aurait prédit aux Carolos un tel début de championnat. " Il y a une meilleure ambiance dans le groupe cette année. Certes, je n'avais fait que quelques incursions en équipe Première la saison dernière mais cela se sent immédiatement ". Alors qu'il effectuait son apprentissage chez les Espoirs entraînés par Mario Notaro, il s'est vu proposer, au même titre que Carl Del Fabbro, de Salaheddine Sbai et d' Adrien Roman un contrat de deux ans au sein de l'équipe A : " J'ai reçu un appel de Raymond Mommens qui me disait que nous pouvions nous entraîner durant deux mois avec l'équipe A avant d'éventuellement recevoir un contrat de deux ans. Cela s'est bien passé puisque l'entraîneur a décidé de tous nous conserver. Tout va plus vite chez les A mais je n'ai pas trop souffert. Avant la reprise, j'allais régulièrement courir dans les bois de Soleilmont. Sinon, sur le terrain, on parle beaucoup plus entre les joueurs que dans les équipes de jeunes. On est davantage concentré à ce niveau. Cela se sent notamment pendant le speech du capitaine juste avant le début du match ". Une promotion pour ce jeune qui ne tablait pas sur une réussite si précoce : " Je termine ma rhéto à St-André à Auvelais. Je dois combiner les études et le football. Je ne rate normalement que deux jours de classe et je viens m'entraîner au Sporting une ou deux fois par semaine. Encore une année puis je me consacrerai à plein temps au football. Je ne veux pas arrêter les études avant d'obtenir un diplôme car on ne sait jamais si une blessure survient. Je pourrai me retourner dans ce cas. De plus, je me dois de terminer mes études ne fût-ce que pour mes parents qui ont consenti à de nombreux sacrifices jusqu'à présent ". Maintenant, le 26 zébré tâchera surtout de pallier les absences : " Si l'entraîneur décide de me retirer sa confiance, je respecterai son choix. Quand il change son équipe, il explique ses choix tactiques au joueur délaissé. A lui alors de travailler. Moi, je suis encore jeune et plusieurs titulaires reviennent dans le parcours mais c'est clair que j'ai envie de jouer ". Ciman est un des premiers espoirs à profiter de la synergie entre les deux cercles carolos. Il avait débuté à Couillet avant de connaître sa première expérience au Sporting à 10 ans. Pourtant, à l'époque, les Zèbres le jugeront trop court. Il aboutira alors à l'Olympic où dès les Scolaires, il passera en Première sous la houlette de Patrick Thairet. Il est revenu au stade du Pays de Charleroi par la grande porte... Stéphane Vande Velde" Bon de la tête et agressif, je dois AMéLIORER MON PLACEMENT "