Six Copa Libertadores, trois Coupes Intercontinentales, 23 fois champion d'Argentine, Maradona, La Bombonera, voilà quelques cachets qui évoquent Boca Juniors pour les amateurs de foot. Aujourd'hui, le club le plus populaire d'Argentine est très loin de ce glorieux passé. Coincés dans le ventre mou en championnat, les Bleu et Or sont cette saison absents de toute compétition internationale pour la seconde fois seulement en dix ans. Pour rappel, Boca c'est pourtant quatre Libertadores lors de la dernière décennie (2000, 2001, 2003 et 2007) ! Seule ...

Six Copa Libertadores, trois Coupes Intercontinentales, 23 fois champion d'Argentine, Maradona, La Bombonera, voilà quelques cachets qui évoquent Boca Juniors pour les amateurs de foot. Aujourd'hui, le club le plus populaire d'Argentine est très loin de ce glorieux passé. Coincés dans le ventre mou en championnat, les Bleu et Or sont cette saison absents de toute compétition internationale pour la seconde fois seulement en dix ans. Pour rappel, Boca c'est pourtant quatre Libertadores lors de la dernière décennie (2000, 2001, 2003 et 2007) ! Seule compensation pour les supporters : la mauvaise passe que traverse également son grand rival, River Plate, lui aussi torpillé dans les profondeurs du classement. D'ailleurs, que ces deux clubs mythiques de Buenos Aires tournent fous est symptomatique du déclin des traditionnels porte-drapeaux du foot argentin. Aujourd'hui, c'est vers Estudiantes de la Plata ou Banfield qu'il faut zieuter pour trouver des clubs argentins en pleine bourre. 2009 fut terne pour Boca, 2010 prend semblable tournure. Arrivé en juillet dernier, Alfio Basile a été licencié en janvier. Le directeur technique Carlos Bianchi, pressenti pour reprendre les rênes, a préféré prendre la poudre d'escampette. C'est finalement Abele Alves, inconnu au bataillon, qui a repris le flambeau après avoir entraîné l'équipe réserve pendant plusieurs années. Ce nouveau coach symbolise le manque d'attrait que rencontre ce club populaire. La crise financière est aussi passée par là et a asséché les finances. Chez les joueurs aussi, on est en droit d'attendre une levée plus brillante. Malheureusement, les nouveaux Diego ne pointent pas le bout du nez. À 36 ans, Martin Palermo joue encore trop souvent les sauveurs mais n'est certainement pas un gage d'avenir et d'apaisement. On le dit en conflit avec plusieurs joueurs du noyau . Juan Roman Riquelme est l'autre star de l'effectif mais n'est que très rarement à la hauteur de ce statut. Le joueur le plus populaire de l'histoire de Boca (devant Maradona !), revenu au club en 2007 après une intercale de cinq ans en Espagne, a été freiné par des blessures à répétition et n'arrive plus à rythmer les échanges. En mars dernier, Riquelme avait décidé de mettre un terme à sa carrière internationale. El Pibe de Oro vient d'ailleurs de confirmer que le numéro 10 de Boca ne sera pas en Afsud. " J'ai appelé Riquelme, mais il n'est pas venu et nous avons joué les qualifications sans lui. Je lui souhaite le meilleur, je lui souhaite qu'il retrouve le niveau qu'il a eu et que cela se passe mieux pour lui à Boca qu'actuellement. " A 31 ans, tout cela sent bon la fin de carrière difficile pour celui qui devait amener l'Argentine vers les sommets. A son palmarès, on relèvera (seulement) une médaille d'or glanée à Pékin. C'était avec la nouvelle génération albiceleste... THOMAS BRICMONT