La vuvuzela est le seul mauvais côté de l'enthousiasme des supporters sud-africains. Leur bon côté est que dès qu'il y a but, ils explosent de joie pendant plus de temps que n'importe quels spectateurs... quitte à se rendre compte très tard que le but a été annulé. C'est arrivé dans le match contre la France et on a aussi vu des Springboks fêter longuement le but de Frank Lampard contre l'Allemagne. A tort. Par contre, ceux qui ne se sont pas posé de question sur le but de Carlos Tevez contre le Mexique ont eu raison jusqu'au bout.
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La vuvuzela est le seul mauvais côté de l'enthousiasme des supporters sud-africains. Leur bon côté est que dès qu'il y a but, ils explosent de joie pendant plus de temps que n'importe quels spectateurs... quitte à se rendre compte très tard que le but a été annulé. C'est arrivé dans le match contre la France et on a aussi vu des Springboks fêter longuement le but de Frank Lampard contre l'Allemagne. A tort. Par contre, ceux qui ne se sont pas posé de question sur le but de Carlos Tevez contre le Mexique ont eu raison jusqu'au bout. Sepp Blatter, le président de la FIFA, a une chance de cocu. Le but flagrant non accordé aux Anglais et le but argentin non annulé pour hors-jeu n'ont pas eu d'influence mathématique dans les résultats des deux huitièmes de finale de dimanche. Ils n'ont pas pesé dans la balance pour les Anglais (l'équipe de Fabio Capello ne fut jamais dans le match) mais les choses auraient pu être différentes - un peu - pour les Mexicains. Encore que... Cela dit, la FIFA et sa politique anti-vidéo s'étouffent comme une autruche rachitique qui ne parvient plus à retirer sa tête du sable. Le foot se ridiculise dans des cas pareils. Tous les matches importants d'équipes nationales et de clubs devraient être encadrés par la vidéo comme appoint en cas de doutes de l'arbitre. Et quand Blatter sort de sa manche le joker des cinq arbitres de terrain, il fait peut-être plaisir à l'inventeur de cette idée, Michel Platini, mais ne fait rien avancer. Car qui dit que l'arbitre placé derrière le but aurait vu nettement le ballon de Lampard franchir la ligne ou la position irrégulière de Tevez ? L'£il humain restera toujours faillible. Dernière remarque sur l'arbitrage : dans les cas de semelles, c'est l'incohérence comme en Belgique. Pourtant, on aimerait voir du rouge systématiquement quand elles sont effectuées au-dessus du sol. Elles ne sont tolérables dans une certaine mesure, comme finalité de tackle glissé bien contrôlé. Jusqu'à dimanche dernier, en tout cas, les artistes étaient relativement épargnés, même si Lionel Messi porte trop la balle. Il veut tellement marquer (ce qu'il n'a pas encore fait dans un Mondial) qu'il oublie de donner l'assist. L'Argentine serait encore meilleure si elle était plus collective. Le Vieux Continent porte bien son nom. Après la France et l'Italie, l'Angleterre a sombré. Quelle différence avec la vitalité sud-américaine ou du survivant africain, le Ghana ! A la base, comme toujours, il y a certes la qualité des joueurs. Plus ils sont bons, plus le football paraît évident dans sa conception et son exécution... et plus le coaching coule de source. Au niveau d'une Coupe du Monde, les coaches sont incapables de provoquer des miracles et de rattraper des causes perdues. Raymond Domenech et Marcello Lippi ont même donné l'impression d'avoir contribué au naufrage alors qu'ils étaient les finalistes de 2006. Ils ne sont pas moins bons, c'est juste qu'ils n'avaient pas d'aussi bons joueurs. C'est comme pour Fabio Capello, enseveli sous des tombereaux d'insultes et de critiques en Albion, car tenu comme responsable du jeu inepte de l'équipe à la rose et d'une humiliante défaite record en phase finale. De ce trio en disgrâce, on ne verra sans doute que Capello dans la même fonction en septembre quand débuteront les qualifications pour l'Euro 2012 en Pologne et Ukraine. Domenech est remplacé par Laurent Blanc et Lippi par Cesare Prandelli. Capello est nommé jusqu'en 2012 et n'a pas l'intention de démissionner. L'Angleterre, considérée comme un des favoris du Mondial, s'est crashée, mais l'Italien n'oublie pas qu'il a gagné neuf des dix matches de qualifications en jouant bien. Il dit qu'à 64 ans c'est trop tôt pour arrêter. Et ce qu'il ne dit pas, c'est qu'il adore l'Angleterre où il cultive avec ferveur sa passion pour le golf. Jusqu'à présent, les medias britanniques n'ont pas encore dit qu'il y joue trop... PAR JOHN BAETEMessi porte trop la balle. Il veut tellement marquer qu'il oublie de donner l'assist. L'Argentine serait meilleure s'il était plus collectif.