La semaine dernière a été rude pour le Standard suite aux perquisitions au sein du club et au domicile de plusieurs joueurs et dirigeants. Sans omettre les interrogatoires des trois derniers directeurs en poste. Ces rapports forcés entre le Standard et la justice rappelèrent de vieux démons à Sclessin. L'affaire Waterschei du début des années 80 mais aussi, de façon plus proche, l'avant-dernière gestion présidentielle : Jean Wauters est toujours poursuivi dans une affaire de fraude. Et il y a les procès français auxquels fut mêlé l'actuel vice-président Luciano D'Onofrio mais jamais condamné. Grand argentier du foot européen, un des premiers agents FIFA sur le marché du temps de Porto dont les connexion...

La semaine dernière a été rude pour le Standard suite aux perquisitions au sein du club et au domicile de plusieurs joueurs et dirigeants. Sans omettre les interrogatoires des trois derniers directeurs en poste. Ces rapports forcés entre le Standard et la justice rappelèrent de vieux démons à Sclessin. L'affaire Waterschei du début des années 80 mais aussi, de façon plus proche, l'avant-dernière gestion présidentielle : Jean Wauters est toujours poursuivi dans une affaire de fraude. Et il y a les procès français auxquels fut mêlé l'actuel vice-président Luciano D'Onofrio mais jamais condamné. Grand argentier du foot européen, un des premiers agents FIFA sur le marché du temps de Porto dont les connexions avec le Calcio et la France sont hénaurmes. D'Ono a toujours été un peu un personnage de légende. Le Robin des Bois du Sart Tilman. Pour un peu, porté par le plaisir du jeu, on aurait oublié une visite au club ordonnée par le juge d'instruction en mai 2004. Mais voilà que les choses s'emballent. On parle de blanchiment d'argent, de fraude fiscale, de faux et d'usage de faux Sans oublier le détournement de biens sociaux. En attendant la confusion de capitaux ? On en parle mais on ne voit rien venir. Les rumeurs avaient gonflé et dégonflé les dernières saisons. Le Standard est proche de l'Olympique Marseille sur le plan de la gestion par le biais de Robert Louis-Dreyfus, lui-même dans le collimateur de la justice française. Daniel Van Buyten notamment est parti à l'OM. Vedran Runje aussi puis est revenu. Allez ne pas faire de rapprochements entre les deux clubs. Blanchiment d'argent ! Voilà un terme nouveau dans le milieu du foot. En tout cas, un terme qu'on ne comprend pas toujours. Pour l'expliquer, les financiers usent d'autant de précautions oratoires qu'un footeux qui explique la règle du hors-jeu. On doit d'abord savoir qu'au départ, il faut de l'argent noir. Beaucoup d'argent noir. Tellement d'argent noir qu'on ne parvient pas à le dépenser. Parce qu'on sait, évidemment, que les contrôleurs du fisc traquent surtout les " signes extérieurs de richesse ". Pas de pitié pour ceux qui ne parviennent pas à justifier la provenance officielle de leurs dépenses. Bon supposez un club A, qui possède tellement d'argent noir qu'il ne sait pas quoi en faire... Eh bien, officiellement, il vend en surévaluant un joueur à un club B. Le joueur vaut deux millions d'euros mais le club B le paye dix millions d'euros : deux millions de ses propres euros plus huit millions d'euros que le club A a donné au club B. Le club B paye donc officiellement dix millions d'euros au club A dont la comptabilité se gonfle d'argent bien propre. De l'argent noir blanchi. Voilà le schéma théorique basique pour comprendre le principe du recyclage. Dans un second temps, il faut évidemment y ajouter des éléments essentiels comme idéalement une frontière entre les deux clubs mais aussi le fait que le club A donne très probablement plus que huit millions d'euros d'argent noir au club B pour payer son service. Evidemment, dans ce cas, c'est le club B qui a de l'argent noir qu'il essayera à son tour de recycler. Et c'est la tournante... Pas étonnant que plusieurs clubs français aient été perquisitionnés la semaine dernière. Pas parce qu'il y a un lien direct avec l'un ou l'autre club belge mais parce que les dérives sont à la mode et que quand on parvient à coincer un club avec un bilan comptable pas net, c'est qu'il y a une comptabilité occulte en parallèle. Et là, c'est l'avalanche de chefs d'accusation. S'il y a blanchiment, il y a forcément, fraude, faux, etc. Maintenant, et de tout c£ur, on espère que la justice ne trouve rien. Le Standard a déjà assez donné...npar John BaeteLe Standard a déjà ASSEZ DONNé...