C'est donc reparti pour un tour. La " Premier League Billions Tour ". Chiffres d'affaires déjà connu : 2,3 milliards d'euros. Tout ça à se répartir en 20. Gros gâteau avec de très grosses parts. Même pour le dernier de classe qui descendra en division 2 avec un chèque qui dépasse les 100 millions d'euros.
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C'est donc reparti pour un tour. La " Premier League Billions Tour ". Chiffres d'affaires déjà connu : 2,3 milliards d'euros. Tout ça à se répartir en 20. Gros gâteau avec de très grosses parts. Même pour le dernier de classe qui descendra en division 2 avec un chèque qui dépasse les 100 millions d'euros. C'est par exemple deux fois plus que le PSG ou Monaco en Ligue1. Un championnat français qui touche deux fois moins que l'anglais mais un peu plus que l'allemand. Comprenne qui pourra. Cela dit, lors de l'exercice écoulé, les deux transferts les plus chers au monde, c'était en Ligue 1 : Neymar et Mbappé. Au PSG. Au mépris de toutes les règles. Faut dire que l'UEFA, c'est comme la FIFA. Les règles ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Très souples et variables pour, par exemple, au hasard, le Qatar. On n'a pas fini de rire avec tout ce qui va encore être découvert d'ici cette Coupe du monde sous air conditionné... par les courants d'air brassés par l'argent. Soit. Comme toujours, la Premier League ne porte pas ce nom là pour rien. Première au monde. Pas étonnant que sur les 92 joueurs présents sur les feuilles de match des demi- finales de la Coupe du monde, 40 jouent en D1 anglaise. Dont neuf rien qu'à Tottenham. Comme quoi, une politique équilibrée et raisonnable basée sur la pérennité du club est compatible avec de bons choix. Pas vraiment la même philosophie que Man City et United qui, eux, ne comptaient que sept joueurs dans le dernier carré. Et, parmi ces " Spurs ", il y avait Mousa Dembélé. Si le résultat d'un match de foot se décidait sur une note artistique, il serait dans le Top 10 mondial. Ce n'est pas le cas. Il est devenu le mauvais choix de Roberto Martinez. Ça arrive. Le coach propose, le joueur dispose. Un mauvais choix, au mauvais moment. Mais qui tenait le route en avant match. Bien essayé Roberto. A côté de Mousa, ce jour-là, un certain Axel Witsel. Que certains voient comme un carrousel. Qui tourne et tourne encore. Moi, je parlerais de manège enchanté. Avec pour lui toujours la floche. Celle qui donne droit à un tour gratuit. Et là, quel tour. Sur l'un des plus beaux champs de foire du monde. Le Borussia Dortmund l'a choisi pour faire battre le coeur de son jeu. Un jeu basé sur la vitesse, la percussion, la reconversion qui donne l'indigestion. Pas mal pour un gars dont le label national a été trop souvent, à tort, nommé lenteur. " La montagne craint l'homme lent ". Belle expression qui veut dire beaucoup. Nos Diables ont conquis quelques beaux sommets en Russie. Witsel y était pour beaucoup. Un autre adage dit que " Pour conquérir un nouveau sommet il faut redescendre de celui où l'on se trouve ". Il redescend de sa muraille, plein de mitraille dans une poche, de billets dans l'autre après un Mondial réussi que beaucoup lui prédisaient de trop. Et maintenant, à 29 ans, c'est reparti pour la compète. La vraie. Celle qui oblige à trimer pour se faire un paradis doré. On se réjouit de constater. On espère que le transfert se fera. Comme on espère que le meilleur joueur du Mondial reçoive son bon de sortie. Notre Hazard national doit aller planter sa petite graine de génie ailleurs. Tout le monde le veut mais le blème c'est que le nouveau coach de Chelsea, Maurizio Sarri, le veut aussi. Forcément. Et quand on sait que l'argent n'est pas un souci pour Roman Abramovich, on a peur. Eden a fait le tour de l'Angleterre et de toutes les défenses anglaises. La Liga serait parfaite. Le Real Madrid semble avoir abandonné la piste. Reste le Barça. Génial et vertigineux. Lionel Messi et Hazard dans la même équipe. Trop beau pour être vrai ? Comme la rumeur qui dit que Messi militerait pour la venue de Thomas Meunier au Barca. Une chose est sure, Meunier n'est pas une doublure. Même pas au PSG et surtout pas de Dani Alves. Parce que l'encolure de Thomas est restée la même depuis Virton. Parce qu'il est le nouveau symbole du concret. De ce qu'il faut faire. De ce qu'il faut être. Un mec qui n'a jamais oublié l'essentiel. Celui du footballeur et celui de l'homme. Une rareté que l'on veut voir briller.