C'est du pays du surréalisme que je vous écris. C'est dans un monde enchanté que je vous emmène. Le héros du jour se nomme TimHoward. Un Américain adulé en Angleterre qui est allé au bout de son rêve en faisant rêver les enfants. Petits et grands.
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C'est du pays du surréalisme que je vous écris. C'est dans un monde enchanté que je vous emmène. Le héros du jour se nomme TimHoward. Un Américain adulé en Angleterre qui est allé au bout de son rêve en faisant rêver les enfants. Petits et grands. Un gardien de but qui a atteint son " goal ". Un commun des mortels au parcours pas commun. Avoir la main ferme, maîtriser tous ses gestes, toutes ses émotions. Avoir une concentration de tous les instants. Une vision constante et globale sur le jeu. Anticiper. Tout oser, ne jamais avoir peur tout en inspirant la crainte chez ses coéquipiers et adversaires. Voilà, en quelques mots, la définition du gardien de but qui veut réussir. Maladie qui empoisonne la vie du malade et de son entourage. Tics complexes, socialement handicapant, agaçant pour l'entourage. Gestes incontrôlés, bruits étranges, grossièreté. Voici la définition du syndrome de Gilles de la Tourette. Y a pas plus inconciliable que ces deux définitions. Pourtant un être en a fait un tout. Qui mène à beaucoup. Gardien de but dans le meilleur championnat du monde. La Premier League. Depuis 10 ans. Tim Howard, c'est une sorte de BigJim qui se serait transformé en Shrek. Beau, bon et costaud. Le genre de mec dont on a envie que les épaules deviennent les reposoirs de notre désespoir. Ce mec inspire confiance à la veuve, l'orpheline et ses défenseurs. Tiens, ça ferait un beau titre de bestseller dont la couverture puerait la guimauve devant et sentirait bon la boue derrière. Entre les deux, une tranche de vie. Une bonne grosse tranche de steak texan. Un " amerloque " au pays des " rosbifs ". Tim Howard est né dans le New Jersey. D'un père afro-américain et d'une mère hongroise. L'amalgame est fort. Le père fort... absent. C'est son coach de soccer qui va lui changer la vie. Personne ne veut d'un gamin atteint de Gilles de la Tourette dans son équipe. Personne sauf un. Gloire à toi, TimMulqueen. Assistant chez les - 17, tu as fait d'un frustré, un adulé. Tu as été l'éducateur que devrait être tout entraîneur. Tu as été Merlinl'enchanteur. Car la vie de Tim c'est du cinéma. Il débarque à Manchester United en 2003. Premier Yankee de l'histoire du club. Devant lui, ils sont deux. FabienBarthez et RoyCaroll. Barthez cuve toujours ses excès de 98 et Caroll son manque de talent. Tim devient n°1. Devient une légende en étant le premier " US " à gagner la FA Cup. Un grand pas pour lui et pour son humanité. Et puis, ce sera vite le grand écart. Le grand EdwinvanderSar débarque. Et Tim se barre. Pas bien loin, à 30 km. A Liverpool, version " Toffees ", ces bonbons que l'on vendait au stade. Et les bonbons, c'est tellement bon que Tim a fait du club du peuple, sa famille. Il est le taulier. 400 matches pour Everton. Dont 270 en championnat, tous comme titulaire. Une fois sur trois, no courant d'air, no torticolis, no but encaissé. Une véritable bête que même la maladie n'a jamais empêché d'être libre dans sa cage. Libre dans sa tête avec ce petit grain qui permet tout. Comme de marquer un but depuis son enclos. Ou encore, ne pas rater un seul match de Premier League pendant 5 ans et demi. 210 consécutifs. Cet homme a la foi. Normal, c'est un " keeper ". Un " gardien de la foi " qui s'occupe d'enfants atteint de la même maladie que lui. C'est une belle âme. Qui a mérité l'honneur que les célèbres " HarlemGlobeTrotters " lui ont rendu. Ils l'ont drafté. En même temps que LionelMessi. Surréaliste. Tim Howard est un extraterrestre qui a vaincu une maladie d'humain. Sa vie n'est que victoire. En fait, il est le seul personnage à la WaltDisney qui a gagné sa place chez TexAvery. Trop fort le Tim." Y a pas plus inconciliable qu'être keeper et atteint du syndrome de Gilles de la Tourette. Pourtant, Tim Howard l'a fait. "