C'était le 1er mai avant l'heure à La Louvière, samedi soir. Tous les politiciens locaux étaient rassemblés pour l'inauguration d'un stade enfin adapté aux exigences de la D1. Bien sûr, il restera toujours cette piste d'athlétisme casseuse d'ambiance, mais l'ensemble est très réussi, et même les abords de l'enceinte ont été très bien soignés. Aujourd'hui, tous les spectateurs sont enfin couverts et il ne faut plus se battre pour obtenir une place assise.
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C'était le 1er mai avant l'heure à La Louvière, samedi soir. Tous les politiciens locaux étaient rassemblés pour l'inauguration d'un stade enfin adapté aux exigences de la D1. Bien sûr, il restera toujours cette piste d'athlétisme casseuse d'ambiance, mais l'ensemble est très réussi, et même les abords de l'enceinte ont été très bien soignés. Aujourd'hui, tous les spectateurs sont enfin couverts et il ne faut plus se battre pour obtenir une place assise. Le duel La Louvière-Charleroi était le choc entre deux des révélations du premier tour, entre deux managers médiatiques ( Stéphane Pauwels et MogiBayat) qui apprécient chacun le travail de l'autre mais ne partiront jamais en vacances ensemble, entre un président qui sélectionne désormais les journalistes auxquels il accorde des interviews ( FilippoGaone) et un autre qui n'a pas peur de se jeter à l'eau ( Abbas Bayat), entre deux entraîneurs qui ont une cote d'enfer ( Albert Cartier et Jacky Mathijssen), entre les deux meilleurs gardiens du pays ( Silvio Proto et Bertrand Laquait). On attendait énormément de ce match mais le public est reparti déçu. On en retiendra deux choses. Quatre nouveaux joueurs français ont fait leurs débuts dans notre championnat : Laurent Montoya, Yéro Dia et Wagneau Eloi pour La Louvière, Steeve Théophile pour Charleroi. La France était d'ailleurs, et de loin, le pays le mieux représenté sur la feuille d'arbitre : il y avait huit Coqs sur le terrain au coup d'envoi, et sept autres sur les bancs de touche ! On retiendra aussi que Jacky Mathijssen n'accordait pas une importance exagérée à ce derby, malgré tout l'engouement médiatique des jours précédents. Ainsi, le coach des Zèbres avait choisi de se priver de deux de ses meilleurs joueurs du premier tour : Toni Brogno et Grégory Christ. Choix tactique ? Pas vraiment. Mathijssen souhaitait simplement économiser ces joueurs en vue des deux matches contre le Standard (ce mercredi en Coupe et samedi en championnat). Concernant la tactique, Mathijssen a aussi étonné en alignant une équipe en 3-5-2 jamais vue depuis le début de la saison. En positionnant un triangle défensif, il espérait contrer les deux attaquants axiaux de La Louvière. Mission réussie. Et maintenant, place aux Rouches. " Quelque chose me dit qu'on pourrait faire un stunt à Sclessin ", lâcha Mathijssen. (P. Danvoye)Pierre Danvoye