Débarqué sur les écrans de RTL lors du match amical Belgique-Pays-Bas du 20 août 2003, l'ex-international comprend les critiques, mais tente de les atténuer.
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Débarqué sur les écrans de RTL lors du match amical Belgique-Pays-Bas du 20 août 2003, l'ex-international comprend les critiques, mais tente de les atténuer. Comment jugez-vous votre progression depuis votre arrivée à l'Avenue Ariane ?Mes débuts ont été laborieux. Beaucoup s'en rappellent d'ailleurs ... (NDLR- Laurent Haulotte a conservé la cassette du match dans son bureau). D'un côté, c'était prévisible puisque j'ai été propulsé animateur du jour au lendemain alors que je n'avais aucune expérience. Les contraintes et imprévus du direct, je les ai reçus en pleine figure ! Maintenant, j'ai pris le pli et ça va beaucoup mieux. Tout est une question d'habitude. Même si j'accroche encore de temps en temps sur certains mots ou que je confonds parfois des noms, ce n'est rien comparé à ma première. Un ancien footballeur ne devrait-il pas se cantonner à fournir des précisions et laisser la place d'animateur à d'autres ?C'est vrai que je pose des questions auxquelles je pourrais apporter des réponses. C'est quelque peu contradictoire. Vous ne regrettez pas la période Canal+ où vous étiez consultant ?Depuis quelque temps, on planche sur une nouvelle approche. On envisage, sans date précise, de m'utiliser d'une autre manière. J'avoue que j'envie parfois les journalistes qui font les déplacements, qui sont sur le terrain alors que je reste confiné en studio. Du côté de la chaîne, n'a-t-on pas trop voulu calquer le modèle Lineker ?C'était l'intention de départ même si les deux programmes sont différents. Outre-Manche, les invités se libèrent plus facilement. Ici, il est difficile de dénicher les bons clients : je suis souvent consterné par le manque d'originalité et les banalités que sortent certains. En Belgique, des personnalités du type Raymond Goethals, on n'en trouve plus. Quand j'ai reçu René Vandereycken à la fin de Belgique-Tchéquie, c'était criant. On avait été mauvais et on l'entend dire que tout est rose, que tout va bien ! N'est-ce pas votre rôle, dans ce cas, de le bousculer ? C'est toute la difficulté avec les Diables. On se doit de rester positif, de ne pas descendre trop un produit dont nous sommes partenaires. Il faut que les gens aient encore envie de regarder. On marche sur le fil du rasoir quand on parle de l'équipe nationale. THOMAS BRICMONT