L'avant-dernier week-end avant le début de la Coupe du Monde a permis à 17 équipes sur les 32 pays qualifiés de répéter leurs gammes dans la dernière ligne droite de leur préparation. En recevant le Mexique (il est rare que deux têtes de série se rencontrent si près du Mondial même si les Aztèques sont sur le papier les plus faibles des équipes protégées), la France commence son triptyque de trois matches à domicile en une semaine par la dernière apparition de Zinédine Zidane au Stade de France, théâtre de ses propres exploits un certain 12 juillet 1998.
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L'avant-dernier week-end avant le début de la Coupe du Monde a permis à 17 équipes sur les 32 pays qualifiés de répéter leurs gammes dans la dernière ligne droite de leur préparation. En recevant le Mexique (il est rare que deux têtes de série se rencontrent si près du Mondial même si les Aztèques sont sur le papier les plus faibles des équipes protégées), la France commence son triptyque de trois matches à domicile en une semaine par la dernière apparition de Zinédine Zidane au Stade de France, théâtre de ses propres exploits un certain 12 juillet 1998. De la manière dont on reparle de cette date mémorable chez nos voisins, je me dis que nombreux sont ceux qui auraient vu d'un très bon £il, l'avancement de la fête nationale de 48 heures. Mais malheureusement, dans la vie et plus particulièrement dans le sport, on ne vit pas de souvenirs et encore moins des exploits du passé. 2002 et 2004 l'ont déjà prouvé pour les Français et la manière dont on aborde 2006 du côté des Coqs n'augure rien de bon. Tout commence par la présentation du noyau des 23 le 14 mai dernier par le sélectionneur Raymond Domenech et qui suscite déjà la polémique. Tout d'abord, la manière de présenter la liste uniquement par des photos sur un écran (le téléspectateur ne possédant pas de loupe était incapable de reconnaître la moitié des heureux élus) évite au sélectionneur de devoir justifier ses choix mais finalement, à l'exception des trois gardiens de buts cités par le coach, c'est Thierry Gilardi qui a dû dévoiler la liste complète des invités pour le stage de Tignes du 21 mai. Cette liste est sujette à critique, et en ne sélectionnant pas Ludovic Giuly, buteur décisif en demi contre Milan et vainqueur de la Ligue des Champions avec le Barça, le coach se prive bizarrement d'un élément vif, technique et en pleine confiance. Son approche est certainement de présenter un groupe de 23 où les probables réservistes sont des joueurs ne faisant pas trop de vagues, pour permettre à l'équipe de vivre ensemble pendant sept semaines (puisque l'objectif unique est la finale du 9 juillet, bonjour la pression !). Le choix du gardien va dans ce sens avec un Fabien Barthez qui accepterait mal un statut de second. O surprise, que se passe-t-il ? C'est Grégory Coupet qui pète un câble durant le stage de Tignes, qui dans un premier temps plie bagages avec femme et enfants puis revient à de meilleurs sentiments en réintégrant le groupe. Tempête dans un verre d'eau, selon le coach. Il vaut mieux que cela se produise maintenant selon Lilian Thuram et Zizou. Je pense que cela n'augure rien de bon et que Barthez a intérêt à être irréprochable lors des trois matches de préparation sinon Coupet risque de piquer une nouvelle crise. A la place de Domenech (malheureusement je n'y suis pas !), j'aurais choisi le gardien de Lyon comme numéro 1 et pour éviter tout problème, j'aurais laissé le gardien de l'OM sur la Canebière. Enfin, il reste 15 jours pour retrouver la sérénité dans le groupe avant la date butoir du 13 juin et l'entrée en lice contre les voisins suisses. Les qualités intrinsèques sont bel et bien présentes mais comme toujours, c'est le mental et la... chance qui décideront !étienne delangre