L'image de Jean-Marc Jaumin, prostré sur le banc après la défaite des Belgian Lions à Kiev et fuyant l'interview pour que la caméra ne capte pas les larmes qui s'apprêtaient à couler sur ses joues, restera comme l'une des images fortes de l'an 2000.
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L'image de Jean-Marc Jaumin, prostré sur le banc après la défaite des Belgian Lions à Kiev et fuyant l'interview pour que la caméra ne capte pas les larmes qui s'apprêtaient à couler sur ses joues, restera comme l'une des images fortes de l'an 2000. "J'en avais gros sur le coeur ce jour-là", admet-il. "J'avais pleinement conscience d'avoir raté le coche. Il nous restait deux matches à jouer en Belgique. Le Portugal était largement à notre portée et je me doutais que la Slovénie, déjà qualifiée, allait débarquer avec son équipe-réserve. Cela s'est vérifié puisque la Belgique a remporté ces deux matches. Cela laisse d'autant plus de regrets pour la défaite de Kiev. A 31 ans, je n'ai toujours pas eu l'occasion de participation à un Championnat d'Europe et je n'ai plus trop de temps à perdre. Je suis d'autant plus frustré que la Croatie sera présente et que mon pote Zeljko Mrsic, avec qui je partage la chambre lors des mises au vert avec Malaga, ne manque jamais l'occasion de me taquiner à ce sujet. Frédéric Weiss et Mustapha Sonko, deux autres équipiers, participeront également au Championnat d'Europe. Râlant..." Jaumin a appris avec satisfaction la prolongation du contrat de Tony Van Den Bosch : "Je pense que cette continuité est une bonne chose. On n'avance pas s'il faut chaque année repartir de zéro avec un nouvel entraîneur. On a cité pas mal de noms dans la presse. Cela m'a fait rigoler. Des coaches américains, c'est très bien, mais s'ils ne connaissent rien au basket belge, je ne vois pas où cela pourrait nous mener. Tony Van Den Bosch connaît les joueurs et est désormais rôdé au fonctionnement de l'équipe nationale, avec toutes les adaptations que cela implique. Il m'a téléphoné, récemment, pour me demander si j'avais l'intention de continuer. Aussi longtemps que physiquement je me sens bien, pourquoi pas? J'ai fort envie de retenter le coup, à condition qu'on fasse fi de l'improvisation. En Belgique, nous n'avons pas le potentiel pour nous imposer uniquement grâce au talent individuel avec une équipe assemblée en toute hâte deux jours avant le match. Il faut un collectif bien rôdé, et donc bien préparé". Un stage pourrait être programmé, fin juin, à Lanzarote. "Je l'ai appris. C'est une bonne initiative. Mais si, avec Malaga, nous allons au bout des playoffs qui se terminent le 25 juin, je me vois mal sauter dans l'avion dès le lendemain pour partir en stage là-bas. Idem pour Eric Struelens. Mais, pour les jeunes, ce sera sûrement bénéfique. Nous avons des jeunes de qualité en Belgique et c'est encourageant pour l'avenir. Thomas Van Den Spiegel, Dimitri Lauwers et Christophe Beghin ont déjà montré qu'ils avaient du répondant. Derrière, il y a des gens comme Roel Moors qui commencent à s'affirmer. Il appartiendra aux anciens de les entourer et de leur montrer la voie à suivre. La voie de l'EURO 2003, je l'espère".