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Le nombre de joueurs ayant figuré sur le terrain plus de 75 % du temps. De fauw, Derijck et Leye n'ont pas encore raté une seule minute et le duo médian Lerager-Meïté en est à 90 %. Conséquence logique : 9 des 20 joueurs alignés jusqu'à présent (notamment des jeunes comme Coopman, Oulare, Naessens et Vetokele) ont dû se contenter de moins de 33 % du temps de jeu.
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Le nombre de joueurs ayant figuré sur le terrain plus de 75 % du temps. De fauw, Derijck et Leye n'ont pas encore raté une seule minute et le duo médian Lerager-Meïté en est à 90 %. Conséquence logique : 9 des 20 joueurs alignés jusqu'à présent (notamment des jeunes comme Coopman, Oulare, Naessens et Vetokele) ont dû se contenter de moins de 33 % du temps de jeu. Francky Dury ne modifie guère son onze de base. A Westerlo (1-2, 14e journée), il n'a même effectué aucun remplacement, pour la première fois depuis le 14 décembre 2014, contre Lokeren. Encore y était-il contraint par la blessure de valeurs sûres (Bossut, Hamalainen, Marrone, Lepoint). C'est un grand contraste avec la saison passée : en championnat régulier et en PO1, Dury a aligné 38 compositions différentes, avec 21 ( ! ) défenses remaniées et douze duos médians différents, ce qui explique le nombre de buts encaissés : 1,83 par match. La ligne défensive est nettement plus solide maintenant : 10 fois sur 15, Dury a aligné le quatuor De fauw-Derijck-Baudry-Hamalainen tandis que Lerager et Meïté ont été associés à 13 reprises devant la défense. Résultat : seulement 13 buts en 15 matches, soit une moyenne de 0,86 par match.Le nombre de matches de championnat durant lesquels Mbaye Leye n'a plus marqué depuis le 10 septembre à Mouscron, jusqu'à son 3-2 victorieux contre Anderlecht : un soulagement pour le Sénégalais dont c'était la plus longue période de sécheresse en trois passages à Zulte Waregem (2007-2009, 2012-2014, depuis 2015). Il n'a jamais attendu un but plus de cinq matches d'affilée. Au cours de sa période sans but, Leye a quand même délivré un assist et deux pré-assists. Il est donc impliqué dans 9 (5+1+3) des 27 buts de Zulte Waregem, soit 33 %. La saison passée, avec vingt buts, cinq assists et quatre pré-assists sur 62 buts, championnat régulier et PO1 réunis, il était presque le Monsieur 50 % de Zulte (47%). Zulte dépend moins du Sénégalais car le danger surgit de partout : les vingt buts qu'il n'a pas marqués sont répartis entre huit joueurs. Deux défenseurs (De fauw deux, Derijck quatre) et un médian central (Lerager quatre) en ont marqué la moitié.C'est le nombre de buts sur un total de 27 (78 % du total) inscrits par Zulte Waregem suite à une passe des flancs, en comptant deux coups de coin et deux coups francs. Treize (48%) ont été marqués de la tête. C'est l'atout de l'Essevee, qui dispose de quatre ailiers qui se relaient constamment et adressent des passes millimétrées au numéro seize : Kaya et Hamalainen (7 et 3 assists) à gauche, Cordaro et De fauw (3 et 2 assists) à droite. La force défensive de la brigade aérienne est impressionnante aussi : l'équipe n'a encaissé que deux buts de la tête sur treize - Coulibaly à Gand et Annys à Westerlo - et un seul sur phase arrêtée (Annys).Le pourcentage de possession contre le Club et Gand. Ce sont les seuls matches durant lesquels Zulte est descendu en dessous des 50 %. Des grands matches, à la victoire desquels il n'a pu prétendre : 3-0 à Gand et 0-0 contre le Club, Dury ayant opté pour la sécurité et une solide organisation. Dans les sept matches contre le top huit, plus Genk, Zulte Waregem n'a pris que 9 points sur 21 alors qu'il a réussi un 24/24 contre les sept derniers. Dans les affiches, avant le récent clash contre Anderlecht, c'est surtout la finition qui a posé problème : Zulte n'a marqué que 4 buts sur 24, dont seulement deux sur des actions de champ. Pourtant, Waregem n'a pas tenté moins souvent sa chance contre les ténors que contre les petits poucets : 9,86 tirs contre 10,13. Leye et Cie ont même forcé plus de coups de coin dans ces joutes (7,43 vs 5,13). Face à Anderlecht, le Essevee a réussi la gageure de traduire sa supériorité au plan de la possession du ballon (60%) en buts (3). Et ce, sans l'absence d'un grand joueur capable de plier un match, style Thorgan Hazard en 2012-2013, la saison de la deuxième place. On oublie aussi que Hazard et Cie avaient gagné la majeure partie de leurs points contre des formations de la seconde colonne : 44 sur 48 (91,66% ! ) contre 19 sur 42 (45,23%) contre les ténors. A l'époque comme maintenant, Dury avait le mérite de motiver ses footballeurs pour les matches moins importants.Zulte Waregem est le seul club de l'élite à n'avoir pas reçu de carte rouge. Il est aussi avant-dernier au classement des cartes jaunes : 20, soit 1,33 par match. Pourtant, et c'est interpellant, les hommes de Dury sont troisièmes au nombre de fautes commises (14,43 par duel). Une explication ? Beaucoup de joueurs chevronnés et intelligents qui savent quand commettre une " faute professionnelle ". A moins que les arbitres ne sifflent en faveur du leader ? Difficile à dire. Le fait est qu'aucun autre club n'a obtenu autant de penalties : six. L'expérience de l'Essevee ressort également de l'âge moyen du onze de base : 28,31 ans. Seul Lokeren a une équipe plus expérimentée. A titre de comparaison, en 2012-2013, la moyenne n'était que de 25,35 ans, une moyenne diminuée par Malanda (18 ans), Hazard (19), Verboom et Godeau, tous deux âgés de vingt ans. L'équipe actuelle ne comprend que deux joueurs de moins de 26 ans : Meïté (22) et Lerager (23). Une similitude quand même : Zulte Waregem avait été quasiment invincible, en 2012-13, quand il ouvrait la marque : 19 victoires sur 21 en championnat régulier. Ce phénomène se reproduit cette saison : il s'est imposé 9 fois sur 10, ne galvaudant son avantage que contre Charleroi (1-1). PAR JONAS CRETEUR - PHOTOS BELGAIMAGE