Tous les six ou sept mois, Waasland-Beveren change d'entraîneur depuis qu'il évolue en D1. Il a commencé l'été 2012 avec Dirk Geeraerd, a enchaîné avec Glen De Boeck puis a frappé à la porte de Bob Peeters avant d'enrôler Ronny Van Geneugden, cet été, quand Peeters a préféré l'Angleterre et Charlton. Le club a remercié le Limbourgeois pendant les vacances de Noël, après une piètre prestation au Cercle Bruges. Waasland s'était brièvement ressaisi après un départ difficile mais un 0 sur 9 en décembre - contre des équipes en forme comme Charleroi et Anderlecht - a été fatal à Van Geneugden. La direction s'est surtout offusquée du dernier...

Tous les six ou sept mois, Waasland-Beveren change d'entraîneur depuis qu'il évolue en D1. Il a commencé l'été 2012 avec Dirk Geeraerd, a enchaîné avec Glen De Boeck puis a frappé à la porte de Bob Peeters avant d'enrôler Ronny Van Geneugden, cet été, quand Peeters a préféré l'Angleterre et Charlton. Le club a remercié le Limbourgeois pendant les vacances de Noël, après une piètre prestation au Cercle Bruges. Waasland s'était brièvement ressaisi après un départ difficile mais un 0 sur 9 en décembre - contre des équipes en forme comme Charleroi et Anderlecht - a été fatal à Van Geneugden. La direction s'est surtout offusquée du dernier match, elle a craint la relégation et a donc choisi la voie de la facilité en procédant à un nouveau limogeage. Lundi midi, de retour de vacances, les joueurs ont découvert le successeur de Van Geneugden : Guido Brepoels. Limbourgeois lui aussi, âgé de 53 ans. Un homme qui a entraîné Saint-Trond en D1 et qui est gage de motivation, de rage de vaincre. Il est censé donner aux joueurs ce dont ils ont besoin : un coup de pied au derrière (pour résumer l'opinion populaire). Brepoels a immédiatement accordé sa confiance au groupe. Il estime n'avoir pas besoin de renforts. A moins, dixit la direction, " qu'une opportunité se présente sur le marché. " Cinq entraîneurs en deux ans et demi, ça soulève des questions, y compris chez les supporters. A leur grande surprise, le jour de l'An, le club leur a posé une question via son site officiel : " Selon vous, que faut-il faire pour assurer le maintien le plus vite possible ? " " Une bonne direction ne devrait pas tolérer cette interrogation ", a posté Peter Thyssen, l'acteur-supporter qui a récemment présenté la nouvelle chanson du club, avant le match contre le RC Genk. A deux reprises, le changement d'entraîneur s'est avéré positif. Glen De Boeck a pris 15 points sur 24 lors de ses huit premiers matches. Bob Peeters a fait mieux encore : après des débuts pénibles, Waasland-Beveren n'a plus perdu qu'un match, à Ostende, entre le 7 décembre et le 12 avril. Une période de transferts plus tard, le club n'est jamais parvenu à confirmer ce sursaut. De Boeck a quand même entamé la saison suivante, Peeters ne s'en est pas donné la peine. En cause chaque fois, des problèmes relationnels avec la direction et les limites financières du club. Ivens, De Smet, Lepoint, Gershon, Belhocine, Veselinovic... Que de talents sont venus, ont vu et sont partis. La plupart étaient loués, faute d'autres options. Bref, c'est un éternel recommencement. L'exode des jeunes du temps de Guillou et de ses Ivoiriens n'a toujours pas été compensé, de sorte que la relève n'est pas assurée. Le réseau de scouts nationaux, censé dénicher des perles comme Emond, ne décolle pas vraiment, faute d'argent. On compte trop sur des ballons balancés vers le but au petit bonheur la chance. Cet été, Colin Coosemans, las après trois saisons de lutte contre la relégation, s'en ira également. La saison passée, il a préservé ses filets à onze reprises. Durant cet exercice, il n'y est parvenu que trois fois seulement... PAR PETER T'KINTLes rares talents sont venus, ont vu et sont partis. La plupart étaient loués, faute d'autres options.