" Il y a déjà 25 ans, au bout du championnat 1984-1985, Charleroi accédait à la D1 et n'a jamais quitté l'élite depuis ce retour. Même si ce ne fut pas toujours facile, à l'image de ce qui se passe cette saison, cette longue présence à ce niveau mérite un coup de chapeau. J'ai eu la chance de parcourir un bout de chemin avec les Zèbres de 1990 à 1992. C'est à cette époque que j'ai fait la connaissance de Didier Beugnies. Ses statistiques sont parlantes : en 181 matches disputés de 1985 à 1992 pour le compte des Carolos en D1, il a inscrit 54 buts...

" Il y a déjà 25 ans, au bout du championnat 1984-1985, Charleroi accédait à la D1 et n'a jamais quitté l'élite depuis ce retour. Même si ce ne fut pas toujours facile, à l'image de ce qui se passe cette saison, cette longue présence à ce niveau mérite un coup de chapeau. J'ai eu la chance de parcourir un bout de chemin avec les Zèbres de 1990 à 1992. C'est à cette époque que j'ai fait la connaissance de Didier Beugnies. Ses statistiques sont parlantes : en 181 matches disputés de 1985 à 1992 pour le compte des Carolos en D1, il a inscrit 54 buts. Beugnies était un vrai buteur et il aurait mérité de prendre part à la Coupe du Monde 86. On peut expliquer cet oubli par la concurrence, très forte à l'époque, mais aussi par le fait que Charleroi venait à peine de revenir au plus haut niveau. Ce joueur était une découverte de l'ancien président, Jean-Paul Spaute, qui le repéra à Mons (D3) où il resta peut-être un peu trop longtemps. En 1990 et en 1991, j'ai fait venir Marc Wuyts puis Nebojsa Malbasa pour tonifier le secteur offensif. Beugnies a probablement souffert en enregistrant ces arrivées qui haussaient forcément le niveau de concurrence. Didier a progressivement reculé dans le jeu, ce qui lui convenait moins. Une page de sa carrière se tournait. Il y avait le footballeur mais on ne peut pas oublier l'homme. J'ai été frappé par son intérêt pour les autres. Il savait écouter, comprendre, aider. Toutes les facettes du métier, et du jeu en lui-même, l'intéressaient. Le petit blond des Zèbres était apprécié et c'était évident : j'avais un futur entraîneur dans mon effectif. Il a tout pour gérer une équipe fanion en D2 ou en D1. Mais personnellement, j'estime que Beugnies a encore plus à apporter en s'occupant de jeunes, ce qu'il a fait durant de nombreuses années à Charleroi. Il a le niveau nécessaire pour faire merveille dans un centre de formation français, ce qui se fait de mieux au monde. Chez nos voisins, ceux qui s'occupent des jeunes sont importants, bien payés, etc. Ils préparent les promesses qui feront la réputation et la richesse de leur club. Beugnies est un éducateur hors pair qui sait responsabiliser les jeunes. Mais c'est surtout un formateur-né. Il y a actuellement une prise de conscience en Belgique : l'avenir passe par les jeunes. Le talent ne manque pas chez nous mais la crème termine sa formation à l'étranger. Le Standard a bien réagi avec son Académie Robert-Louis Dreyfus et Anderlecht a décidé de moderniser totalement son outil de travail. J'aimerais bien voir Beugnies à l'£uvre dans un tel environnement. " né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing)propos recueillis par pierre bilic