Robert Procureur est une personnalité du foot thaïlandais. Ce Bruxellois d'une quarantaine d'années a débarqué en Asie il y a plus de dix ans par l'intermédiaire de Jean-Marc Guillou et d'une de ses académies implantée en Thaïlande. Devenu manager général du club de Muang Thong United, partenaire de l'académie Guillou, Procureur a amené ce club de D2 vers les sommets nationaux en s'emparant notamment de trois titres d'affilée. Devenu directeur général du BEC Tero Sasana, il est à la base de la venue de Bertrand Crasson en Thaïlande : " Je connais Ber...

Robert Procureur est une personnalité du foot thaïlandais. Ce Bruxellois d'une quarantaine d'années a débarqué en Asie il y a plus de dix ans par l'intermédiaire de Jean-Marc Guillou et d'une de ses académies implantée en Thaïlande. Devenu manager général du club de Muang Thong United, partenaire de l'académie Guillou, Procureur a amené ce club de D2 vers les sommets nationaux en s'emparant notamment de trois titres d'affilée. Devenu directeur général du BEC Tero Sasana, il est à la base de la venue de Bertrand Crasson en Thaïlande : " Je connais Bertrand depuis un petit temps. C'est un ami que je vois au travail comme en dehors. J'étais persuadé que cela allait bien se passer pour lui, vu ses qualités de technicien et son background de joueur même si au départ ça n'a pas été des plus faciles. Tout le monde a besoin d'un temps d'adaptation. Il ne sert à rien par exemple de crier sur un joueur thaï. Lui gueuler bouge ton cul ne suffit pas. Il faut leur montrer une certaine affection pour en tirer le maximum. Et donc il a fallu à Bertrand un certain temps pour comprendre les moeurs. Les deux-trois premiers mois ont été difficiles. Je me rappelle qu'il avait perdu ses 6 premiers matches. Aujourd'hui, il en est à 17 sans défaites. C'est la preuve qu'il a su s'adapter à la mentalité. En tant qu'ancien défenseur, on sent qu'il analyse bien le jeu, que ce soit en possession de balle comme en perte de balle. Et il insiste aussi sur l'aspect physique, ce qui est parfois mis de côté en Thaïlande. Il va signer demain (lisez vendredi dernier) pour deux saisons supplémentaires. Au bout de son contrat, il aura alors passé quatre ans en Thaïlande. A terme, il est amené à entraîner la première équipe qui se porte très bien cette saison puisqu'on va jouer la finale de la Coupe nationale et qu'on occupe la deuxième place au classement. La mission de Bertrand est également de préparer des jeunes pour l'Europe. On a des contacts en Belgique mais ça s'arrête là. Ça n'a pas l'air d'intéresser beaucoup les clubs belges. Par contre, on vient de signer un partenariat avec le club de Cruzeiro, ce qui est quand même d'une autre dimension. J'entretiens également de bons contacts avec Arsenal grâce à l'amitié qui me lie à Arsène Wenger. Chaque année, les plus puissants clubs anglais (Arsenal, Manchester United, Liverpool, etc) passent par la Thaïlande pendant leur tournée asiatique. La facture est de 2 millions d'euros mais ça déplace les foules et permet au foot thaïlandais de se développer tant et plus. Aujourd'hui, les salaires de D1 dans les bons clubs thaïs se situent entre 10.000 et 50.000 dollars par moi. Mon avenir, je ne le vois pas autre part. Je ne sacrifierai certainement pas ma qualité de vie pour gagner 5000 dollars de plus en Azerbaïdjan... "