La défunte campagne aura notamment été, au Parc Astrid, le théâtre de deux manifestations mémorables de la foule. La première eut lieu le 22 mars lorsque les sympathisants anderlechtois huèrent comme jamais auparavant leur ancien joueur, Alin Stoica, coupable d'être passé dans les rangs de l'ennemi brugeois quelques mois plus tôt. La deuxième s'est déroulée samedi passé, quand le même public réserva une ovation sans précédent à Bertrand Cr...

La défunte campagne aura notamment été, au Parc Astrid, le théâtre de deux manifestations mémorables de la foule. La première eut lieu le 22 mars lorsque les sympathisants anderlechtois huèrent comme jamais auparavant leur ancien joueur, Alin Stoica, coupable d'être passé dans les rangs de l'ennemi brugeois quelques mois plus tôt. La deuxième s'est déroulée samedi passé, quand le même public réserva une ovation sans précédent à Bertrand Crasson, qui fit contre La Louvière son ultime apparition sous le maillot du RSCA. Bertrand Crasson : Ce fut sans aucun doute le moment le plus émouvant de ma carrière. Je savais, au départ, que les supporters auraient une chouette attitude envers moi, dans la mesure où ils n'ont jamais marchandé leur soutien à mon égard tout au long des nombreuses années que j'ai passées ici. Mais de là à ce qu'ils manifestent une telle effervescence, je ne l'aurais jamais imaginé. Même si j'ai mal encaissé ma mise à l'écart ainsi que les intentions du club à mon encontre, cette soirée efface tout. Je n'aurais pu rêver de plus beaux adieux. En principe, je devrais rencontrer la direction lierroise jeudi, afin de finaliser mon passage chez les Jaune et Noir pour une période de deux ans. Il reste quelques petits détails à régler mais ils ne sont pas insurmontables. Si chacune des parties met de l'eau dans son vin, un accord sera très vite trouvé. Le Lierse n'est pas le seul club à m'avoir fait un appel du pied ces derniers temps. J'ai eu une offre du Japon également, mais compte tenu de la scolarité de ma fille, qui va entrer à l'école primaire en septembre prochain, je préfère privilégier un club belge. Ce qui ne gâte rien, j'aurai l'occasion de travailler là-bas avec Emilio Ferrera, qui est quelqu'un que je tiens en très haute estime. Et je pense que la réciproque est tout aussi vraie. Ce n'est pas impossible. J'ai cru comprendre, par l'entremise de Roger Vanden Stock, que la porte serait toujours ouverte pour moi, plus tard. Et Pär Zetterberg m'a dit lui aussi qu'il aimerait pouvoir compter sur ma collaboration le jour où il s'occupera de la division scouting des Mauves. Qui sait, peut-être nous mettrons-nous de concert à la tâche dans deux ans. (B. Govers)