C'est sûr à présent: Bertrand Crasson ne sera plus anderlechtois la saison prochaine. La direction des Mauves a décidé, lundi dernier, de mettre un terme, le 30 juin prochain, à la collaboration avec une de ses figures les plus emblématiques et ce, après une union de 12 ans entrecoupée d'une escapade à Naples de 1996 à 98.
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C'est sûr à présent: Bertrand Crasson ne sera plus anderlechtois la saison prochaine. La direction des Mauves a décidé, lundi dernier, de mettre un terme, le 30 juin prochain, à la collaboration avec une de ses figures les plus emblématiques et ce, après une union de 12 ans entrecoupée d'une escapade à Naples de 1996 à 98.Bertrand Crasson: Je ne suis pas surpris par la tournure des événements, dans la mesure où il y avait eu des signes avant-coureurs de cette orientation, comme ma non-titularisation au back droit en début de campagne, notamment. Les dirigeants ont fait un choix et je l'accepte, même si je suis d'avis que j'aurais encore pu rendre des services au club dans les années futures. J'aimerais encore jouer trois ou quatre ans. Même si le marché n'est plus aussi florissant que jadis, je devrais quand même pouvoir trouver chaussure à mon pied. En cours de saison, par le biais de l'ex-manager du FC Malines, Ivan Buskens, j'avais effectué un test à Sunderland. A présent, grâce à Gino Laureyssen, qui avait casé Lorenzo Staelens à Oita, j'ai cru comprendre qu'il y avait peut-être une opportunité pour moi aux Urawa Red Diamonds. Dernièrement encore, j'ai rencontré l'homme de confiance de Walter Baseggio, Luca Pelizzon, qui m'a assuré que je pourrais rebondir en Italie. Je sais, en outre, que des clubs sont intéressés en France aussi. Il ne faut donc pas s'en faire pour moi (il rit). Je suis entre de bonnes mains.Nous pensions que c'était Luciano D'Onofrio qui gérait vos intérêts?Je ne fais rien sans son aval mais il arrive que des touches se fassent jour sans qu'il y soit lié au premier degré. Dans ce cas, j'ai carte blanche et lui-même essaie alors de trouver un terrain d'entente avec celui qui m'a aidé. Je tiens cependant à rassurer les supporters du Standard: ce n'est pas parce que Luciano d'Onofrio s'occupe de moi que je serai Rouche la saison prochaine. Vu ma popularité à Sclessin, je ne pense pas que ce serait une bonne idée (il rit).En revanche, le Lierse pourrait être un point de chute, non?Je ne cache pas que j'apprécie au plus haut point le travail effectué par Emilio Ferrera. Un entraîneur qui sait manifestement, aussi, comment s'y prendre pour insuffler une nouvelle vigueur à des anciens, comme il l'a prouvé avec Mike Origi au RWDM ou avec Marc Schaessens à Lierre. Dans ces conditions, pourquoi pas? Je n'exclus rien, en tout cas. ( B. Govers)