Le 18 mars prochain, à l'occasion du derby bruxellois, Bertrand Crasson (33 ans) remisera définitivement les boots là où il les a chaussés pour la première fois : au Parc Astrid. Dans l'intervalle, 15 ans se sont écoulés qui ont mené le Berre à Naples, de nouveau à Anderlecht, au Lierse et, enfin, au Brussels.
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Le 18 mars prochain, à l'occasion du derby bruxellois, Bertrand Crasson (33 ans) remisera définitivement les boots là où il les a chaussés pour la première fois : au Parc Astrid. Dans l'intervalle, 15 ans se sont écoulés qui ont mené le Berre à Naples, de nouveau à Anderlecht, au Lierse et, enfin, au Brussels. Bertrand Crasson : Le président Johan Vermeersch aurait aimé que je mette un terme à ma carrière active ce mois-ci déjà. Mais j'ai demandé un rabiot de six semaines afin d'avoir l'occasion de faire mes adieux là où tout a commencé pour moi : à Anderlecht. Je n'aurais pu trouver mieux pour tirer ma révérence. Honnêtement, j'ai sous-estimé l'après-Anderlecht. A priori, je pensais que, délivré de la pression afférente au Sporting, j'allais pouvoir jouer de manière libérée et prendre encore beaucoup de plaisir sur le terrain durant trois ou quatre saisons. Mais je me suis blousé. Car au Lierse d'abord puis, à présent, au FC Brussels, l'attente est plus grande encore que celle que j'ai connue pendant toutes ces années au RSCA. Au même titre que Gilles De Bilde avant moi, je n'y étais pas préparé. Je suis content, malgré tout, d'avoir pu faire cette double expérience. Je me rends compte que la réalité est trompeuse quand pendant plus de dix ans, comme moi, on a essentiellement vécu le football au sommet. Ses contours n'ont pas encore été totalement définis. En gros, on s'oriente vers une fonction de directeur sportif avec des convergences aussi dans le domaine commercial, en tant qu'ambassadeur du club. Le président aimerait également m'impliquer sur le terrain, pour le suivi individuel des jeunes, mais je me demande si toutes ces activités seront réellement compatibles. Je pense qu'il vaut mieux que je m'investisse à fond dans mes nouvelles fonctions extra-sportives, en délaissant définitivement le terrain. J'ai assez donné en la matière. Une grosse déception quand même : ne pas avoir pu donner la quintessence à Emilio Ferrera, tant au Lierse qu'à présent au FC Brussels. L'envie y était, d'autant plus que j'avais à c£ur de travailler sous la coupe d'un entraîneur de sa trempe. Mais 16 saisons au plus haut niveau, cela laisse des traces dans un organisme. La tête voulait encore, mais les jambes, c'est une autre histoire. (B. Govers)