Depuis cet été, le grand rouquin ne joue plus pour Genk mais pour les Turcs de Trabzonspor. Bernd Thijs (26 ans) a signé pour quatre saisons en Turquie et le changement lui plaît, malgré son statut de remplaçant.
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Depuis cet été, le grand rouquin ne joue plus pour Genk mais pour les Turcs de Trabzonspor. Bernd Thijs (26 ans) a signé pour quatre saisons en Turquie et le changement lui plaît, malgré son statut de remplaçant. Bernd Thijs : A une exception près, j'ai disputé tous les matches de préparation, entre autres contre le Werder Brême lors de notre stage en Allemagne. Ce n'est qu'après que les problèmes ont commencé. Je devais régler quelques détails en Belgique et les tickets du vol vers la Turquie avaient été attribués à d'autres passagers. En route vers Trabzon, nous avons été bloqués un jour et demi à Istanbul. J'ai mal dormi, presque retourné mon genou et donc raté quatre ou cinq jours d'entraînement. Par précaution, notre entraîneur m'a laissé au repos pour le premier match de tour préliminaire en Ligue des Champions, contre le Skonto Riga. Et comme nous avons fait match nul en Lettonie et que nous avons remporté le match retour ainsi que notre première rencontre nationale, le coach n'avait pas intérêt à changer son équipe. En championnat, je suis monté au jeu vingt minutes. Et contre le Dinamo Kiev je suis aussi rentré au jeu, donnant l'assist sur notre deuxième but. A première vue, elle m'apparaît très forte. Les équipes sont techniquement douées et les résultats indécis. Lors du match d'ouverture, nous avons par exemple battu Kayserispor 3-0 mais ils nous ont mis sous pression. Un type du genre de Tomislav Ivic. Il crie beaucoup et met l'accent sur le pressing haut. Il veut que nous cadenassions le jeu en perte de balle, mais ça vous le savez (il rit). Cela me convient plus ou moins. Au Standard, Ivic poussait aussi des gueulantes, nous avons eu quelques explications mais sans plus. L'entraîneur adjoint m'avait visionné quatre fois. J'avais demandé de l'information sur les plans de l'entraîneur, et quelle fonction il comptait me confier. Nous jouons un jeu assez physique, en 4-4-2, où il s'agit de maintenir le pressing. L'entraîneur ne nous laisse pas de répit, on ne peut pas se cacher à l'entraînement. On parle beaucoup et lorsque nous n'avons pas le ballon, la pression sur l'adversaire est imposée. Je lui ai déjà demandé quels étaient ses plans quand nous avions le ballon (il rit). Mes partenaires disent alors que je dois inverser le raisonnement. Mais le coach m'a répondu que nous verrions cela plus tard, nous venons en effet d'affronter un programme très chargé. Oui, en effet, cela date du temps d'Ivic au Standard. Au début, j'étais fâché, mais après un temps de réflexion je trouve ça normal. Il me faut m'adapter, par exemple au fait de devoir nous déplacer en avion pour 15 matches sur 17. Mais depuis la partie contre Kiev, je sens que je reviens dans le parcours. Je ne me fais pas de soucis. Cimpir Hüseyin et Adem Koçak. Le premier est un véritable puncheur, un grand gaillard qui parcourt énormément de terrain. Le second est plus râblé, doué techniquement et vient d'arriver. En fait, nous sommes trois profils de joueurs différents. Au début, certains détails de notre maison n'étaient pas comme convenu. Ils règlent bien les problèmes, mais à leur façon, à la Turque : yarim, yarim (demain, demain) comme ils disent (il rit). C'est une tout autre mentalité à laquelle il faut s'adapter mais ça je le savais avant de partir. Ce n'est pas quelque chose d'impossible, hein. par Frédéric Vanheule et Raoul De Groote