Tu commentes régulièrement des matches de Malines, du Lierse... autrement dit des affiches moins sexy, ce n'est pas frustrant ?

Non, car j'ai toujours rêve de commenter. Comme Belgacom n'a plus que cinq matches, Marc Delire et Vincenzo Ciuro s'occupent des duels-phares. C'est vrai que c'est moins sexy de dire aux gens que tu vas au Lierse ou à Malines. Mais certains derbys valent la peine. J'essaie de dénicher des anecdotes, de m'intéresser aux joueurs francophones. Je lis la presse néerlandophone pour trouver des infos sur ces clubs qui sont moins médiatisés en Wallonie. A Genk, l'ambiance est aussi très chaude. A l'image des joueurs, la motivation...

Non, car j'ai toujours rêve de commenter. Comme Belgacom n'a plus que cinq matches, Marc Delire et Vincenzo Ciuro s'occupent des duels-phares. C'est vrai que c'est moins sexy de dire aux gens que tu vas au Lierse ou à Malines. Mais certains derbys valent la peine. J'essaie de dénicher des anecdotes, de m'intéresser aux joueurs francophones. Je lis la presse néerlandophone pour trouver des infos sur ces clubs qui sont moins médiatisés en Wallonie. A Genk, l'ambiance est aussi très chaude. A l'image des joueurs, la motivation est parfois moins grande en play-offs 2, surtout quand les températures sont basses. Il y a moins de choses à raconter aux téléspectateurs. A la mi-temps de Lierse-Mons, j'avais déjà dit tout ce que j'avais préalablement préparé ! Non, car l'exposition est assurée grâce au multilive. Je ne dirais pas ça si j'étais chez Voo. En réalité, je n'ai aucune idée des audiences. Belgacom ne nous a jamais communiqué les chiffres. Je pourrais très bien parler pour le salon d'une seule personne. (il rit) Mais bon, qu'il y ait deux personnes ou 200.000, je garde la même passion. Cette saison, j'ai également suivi des matches de la Ligue des Champions comme Porto-Malaga ou Bayern Munich-Valence. Cette diversité rend le métier passionnant. A la fin de mes études, j'ai bossé six mois comme free-lance. J'ai passé un examen pour Télévox, l'émission de la Défense, et j'ai été retenu. Le journalisme est devenu une activité complémentaire que j'ai continué d'exercer le week-end. Quand Belgacom a obtenu les droits du foot belge, je me suis retrouvé à la RTBF car ce sont les journalistes de la chaîne publique qui commentaient les matches de l'opérateur. J'ai débuté par un Westerlo-Cercle de Bruges. La seconde saison, je me suis occupé des résumés. Quand Belgacom a prolongé son contrat, Marc Delire et Philippe Hereng m'ont proposé de les rejoindre. Franky Vercauteren donnait l'impression d'être hautain mais j'ai révisé mon jugement. Il a été consultant pour Belgacom flamand et nous avons eu quelques discussions intéressantes. Franky Van der Elst, autre consultant, est vraiment gentil et charmant. Mais mon idole reste Enzo Scifo. Jacky Mathijssen. A Bruges, je le vois un jour dans un couloir. J'attends que mon caméraman descende pour l'interviewer. Quand mon collègue arrive, je me dirige vers Mathijssen qui me remballe sous prétexte qu'il patiente depuis trop longtemps ! J'ai dû couvrir la finale des play-offs entre Mons et Ostende alors que je n'avais jamais commenté de basket ! Tout s'est bien passé, sauf quand j'ai dit que les spectateurs lançaient des objets sur la...pelouse ! ?PAR SIMON BARZYCZAK