Les supporters de Mons avaient déployé une imposante banderole au Tivoli afin d'accueillir Sergio Brio, le nouvel entraîneur de leurs couleurs préférées. Le message était digne du Calcio : " Benvenuto Mister ", bienvenue coach.
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Les supporters de Mons avaient déployé une imposante banderole au Tivoli afin d'accueillir Sergio Brio, le nouvel entraîneur de leurs couleurs préférées. Le message était digne du Calcio : " Benvenuto Mister ", bienvenue coach. " J'avais observé La Louvière à deux reprises, face au Standard et contre Benfica ", a-t-il déclaré. " J'avais évidemment noté que c'était une équipe supérieurement organisée et dotée de sérieux atouts au niveau de la vivacité. Dès lors, nous avons mis une tactique au point afin de brouiller son jeu habituel. Je suis content de mon équipe car elle ne s'est pas du tout découragée après l'ouverture de la marque par les Louviérois sur penalty. Mons a bien réagi et a su égaliser de façon méritée, je crois. Je suis fier de cette réaction qui est la conclusion d'une première semaine de travail. Le courant passe bien et il n'y a aucun problème de communication dans la mesure où beaucoup de personnes manient très bien l'italien à Mons. Je suis donc très content mais le chemin à parcourir reste encore très long. Nous allons exploiter l'interruption du championnat, pour les besoins de l'équipe nationale, afin de bien travailler tactiquement mais aussi physiquement ". Sergio Brio ne resta pas une seconde assis durant tout le match. Sa nervosité faisait penser à l'état de stress permanent dont Tomislav Ivic faisait preuve durant 90 minutes. En première mi-temps, le pauvre Thaddée Gorniak, qui jouait devant le petit banc montois, a souvent dû entendre son nouveau coach. Est-ce stressant ? Les Montois n'avaient-ils pas les nerfs en boule à La Louvière ? " Mais pas du tout ", précise Olivier Suray. " J'aimais bien Marc Grosjean mais une page a été tournée. Nous devons nous adapter et tirer profit de ce que le nouveau coach nous apporte. Il impose une grosse charge de travail et, la semaine passée, je n'ai pas beaucoup vu mes enfants. J'étais tout le temps au stade où la durée des entraînements a été sérieusement allongée avec un gros soin apporté à la conception tactique. Au repos, à La Louvière, il a tout de suite recadré le travail de quelques joueurs. C'était précis mais, devinant un certain émoi dans le chef de certains, Brio a tout de suite précisé qu'il était content de nous. Nous avons mérité ce point acquis après deux penalties, dont un transformé, discutables selon nous ". René Desaeyere, le coach de l'Antwerp, prochain adversaire des Montois, était au Tivoli : " A la fin de la première mi-temps, j'avais déjà compris. Le spectacle n'est pas le premier souci de Sergio Brio. Je pense même qu'il s'en fout. Il se soucie d'abord d'organisation et de récupération mais cela n'avait pas empêché Mons d'être plus dangereux que La Louvière avant la pause. Notre voyage à Mons ne sera pas de tout repos ".