1. Il y a un an, tu quittais Bruges pour Kayserispor. Une aventure qui a rapidement tourné court. À Kayseri, en Turquie, tu ne disputeras que quatorze rencontres avant de rompre ton contrat fin décembre. Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné là-bas ?
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1. Il y a un an, tu quittais Bruges pour Kayserispor. Une aventure qui a rapidement tourné court. À Kayseri, en Turquie, tu ne disputeras que quatorze rencontres avant de rompre ton contrat fin décembre. Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné là-bas ?J'avais beau jouer tous les matches, quand tu vois débarquer quatre coaches, trois présidents et autant de directeurs sportifs en six mois, c'est difficile d'avoir la tête au foot. Je gagnais bien ma vie, ma famille se plaisait et j'étais titulaire, mais je ne prenais pas de plaisir sur le terrain. Je crois que si les choses avaient tourné en notre faveur sportivement en début de saison, ça aurait pu mieux se passer. Là, les défaites se sont enchaînées, le club est devenu nerveux, les salaires de certains joueurs ne sont plus arrivés, les mêmes refusaient logiquement de s'entraîner et on s'est englués dans une spirale négative. À partir de là, j'ai préféré demander à casser mon contrat. Quitte à devoir y aller de ma poche. 2. Au moment de signer à Courtrai en juillet 2014, tu avais refusé des destinations plus exotiques, comme la Roumanie ou la Bulgarie. Qu'est-ce qui explique que, cinq ans plus tard, tu t'es laissé convaincre par la Turquie ?Il faut être sérieux, le salaire n'est pas le même en Turquie que dans ces championnats-là. Évidemment que ça a joué de signer un beau contrat à 31 ans. Mais sportivement, j'avais aussi envie de pouvoir faire ce que j'avais réalisé en Belgique dans un championnat équivalent. C'est-à-dire arriver dans un club moyen, me faire un nom et signer dans un plus gros club derrière. Malheureusement, ça ne s'est pas passé ainsi. 3. Au moment de rompre ton contrat fin décembre, tu ne sais évidemment pas que tu vas te blesser dans la foulée et passer six mois sans club. Pourquoi avoir quand même choisi de quitter le club malgré ta torsion du genou ?Parce que le premier diagnostic du docteur sur place indiquait un arrêt de deux à trois semaines. Rien d'inquiétant, donc. C'est quand je suis arrivé à Waregem au centre de revalidation qu'on m'a dit que c'était bien plus grave que prévu. J'en aurais finalement pour six à huit semaines. Ce qui a inévitablement refroidi les potentiels clubs intéressés, parce que le timing était très mauvais alors que la course aux PO1 s'engageait. Finalement, le dernier jour du mercato, j'ai failli signer à Waregem, puis deux jours plus tard à Utrecht. Mais pour des problèmes qui me dépassent, le transfert n'a pas pu se faire. Des histoires d'agents... 4. Quand tu signes à Eupen mi-juillet, tu le fais justement sans passer par un agent. Or, historiquement, tu es lié à Mogi Bayat. Vos rapports se sont distendus depuis ton départ de Bruges ?Mogi, il travaille à sa manière, on ne s'appelle pas tous les jours. J'ai travaillé avec lui pendant longtemps, mais on va dire que mon départ de Bruges nous a un peu éloignés. J'aurais voulu pouvoir partir à Fulham en janvier 2019, cela ne s'est pas fait et on va dire que ça a créé un petit froid entre nous. Finalement, six mois plus tard, étant en fin de contrat, je n'avais plus de raisons de faire appel à lui pour négocier mon départ. Et cet été, je n'ai pas retravaillé avec lui parce qu'il ne m'a pas sollicité. Je ne l'ai pas fait non plus. Fin de l'histoire, mais j'insiste, il n'y a pas de tension aujourd'hui entre Mogi et moi. 5. Eupen est l'un des clubs les plus actifs sur le marché des transferts depuis le début de l'été. Quelle doit être l'ambition des Pandas cette saison ?Je suis ici pour retrouver le plaisir du jeu. Logiquement, le directeur sportif nous a convaincus de signer ici avec un discours ambitieux. Mais c'est vrai que derrière, ils prouvent avec leurs transferts que ce ne sont pas que des paroles. Après, l'équipe n'est pas encore complète. Offensivement, autant en qualité qu'en quantité, on manque de solutions. Et pour avoir des ambitions, il faut aussi savoir marquer des buts. On espère donc encore voir arriver un buteur dans les prochains jours.