Revenons sur la fin de votre carrière. Certains ont été étonnés qu'elle se termine en mode mineur.
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Revenons sur la fin de votre carrière. Certains ont été étonnés qu'elle se termine en mode mineur. Mentalement, j'étais usé. J'avais déclaré que je terminerais ma carrière à Mons. J'ai tenu parole. Je suis responsable de ce choix mais je regrette quand même des déclarations lancées dans certains médias qui m'ont causé un tort énorme. Je n'y reviendrai pas car la justice doit faire son travail. Mes parents et ma famille m'ont dit que c'était dommage de terminer de la sorte. Mais je ne suis pas Zidane. Je n'allais pas organiser un jubilé ! Je ne pense pas que je regretterai cette décision. Philippe Vande Walle a été remercié suite à un tweet polémique. Vous allez être plus attentif aux messages que vous laissez sur les réseaux sociaux ? Je me suis toujours autocensuré. Il y a des sujets auxquels on ne touche pas. Par contre, j'aime bien manier l'humour, surtout le second degré, même si certains ne comprennent pas. Et je ne vis pas mal les critiques. J'ai de l'autodérision, ce qui n'est pas le cas de beaucoup de gens. Quelle différence notez-vous entre la radio et la télé ? On dispose de trois fois plus de temps pour exprimer ses idées. Il y a aussi des interactions avec les auditeurs. Par contre, expliquer des phases de jeu est plus difficile sans image. Vous êtes un ancien du Standard mais vous avez reçu plusieurs messages positifs de supporters d'Anderlecht lors de votre première en radio. C'est sympa. J'ai habité deux ans à Bruxelles et je me suis rendu plusieurs fois au stade d'Anderlecht. Je croyais que l'accueil serait plus froid mais j'ai toujours été bien reçu. Lors de l'Euro 2012, vous aviez été consultant pour la RTBF. Vous espérez retrouver cette fonction pour le Mondial ? Oui, à partir du moment où je deviens un consultant plus actif, en télé et en radio. L'association avec Benjamin Deceuninck et Khalilou Fadiga avait bien fonctionné. J'avais apprécié car nous parlions foot, loin des polémiques. J'ai un peu de mal avec certains sujets qui dépassent le cadre du terrain. Exemple : lors de la première émission en radio, on m'a demandé mon avis sur la sortie de Genk du G5. Je n'avais pas d'avis car cette problématique ne m'intéressait pas plus que cela. Vous voyez quand même votre avenir dans le foot ? J'ai le diplôme UEFA, en avant-dernière année de l'obtention de la Licence Pro. Au Brussels, j'ai été capable de diriger des séances pour 25 joueurs. Je suis aussi diplômé en gestion des organisations sportives et je me verrais plutôt dans un rôle de dirigeant. Le problème, c'est qu'il faut trouver une bonne opportunité. PAR SIMON BARZYCZAK" Mentalement, j'étais usé pour le foot. "