Tu seras consultant de la RTBF durant l'EURO. Ton rôle sera-t-il différent par rapport à La tribune ?

Je serai plus libre. Un EURO se résume plus à une lecture tactique qu'à des critiques générales. Tout le monde s'est posé des questions quand on a appris que j'allais juger le championnat belge. Ici, ce sera différent. Je vais prendre position sur des internationaux alors que je n'ai pas une seule sélection en équipe de France !

Cela pourrait avoir une influence sur ton côté cash ?

Il faut toujours garder une réserve quand on analyse la performance d'un joueur. Je préfère émettre des hypothèses car on ne sait jamais ce qu'un entraîneur a donné comme consigne.

Comment tu t'es préparé ?

Je n'ai rien fait ! J'ai été en vacances. Je n'ai pas suivi les matches amicaux. Je veux arriver avec un £il neutre. Le canevas est connu. Pour être champion, une équipe doit gagner cinq matches. Il y aura un éliminé de marque en quarts de finale et une équipe qu'on n'attendait pas à ce stade. Pour le reste, l'Espagne, les Pays-Bas et l'Allemagne seront au rendez-vous.

T'as un modèle ?

Soit on copie quelqu'un, soit on ne veut pas faire comme certains ! Ma certitude, c'est que je ne suis pas là pour faire du show. Comme Pierre Ménès en France. Il a un vocabulaire limité pour quelqu'un qui reçoit une telle visibilité. Tu ne peux pas avoir de considération pour le téléspectateur si tu parles le langage de la rue.

Le joueur à suivre ?

Arjen Robben. Comment aura-t-il digéré la défaite du Bayern contre Chelsea ? Les Espagnols et les finalistes de la Champions League auront-ils encore du jus ? En tant que Français, je garderai un £il sur les Bleus.

Le bilan que tu dresses de tes premiers mois comme consultant ?

Une bonne expérience qui s'arrêtera après l'EURO. Il y a un accord entre Mons et la RTBF. Si Michel Lecomte m'a demandé d'intervenir pendant l'EURO, cela veut dire que j'ai répondu aux attentes. Il voulait qu'on reparle plus de foot. On a récupéré les amateurs de jeu et perdu ceux qui attendaient des ragots !

Ton après-carrière, c'est le monde des médias ?

C'est ce que je prépare. J'ai encore deux ans de contrat. Je jouerai trois ans si le mental et le corps suivent. Je veux terminer ma carrière à Mons. Hormis un défi financier, je ne vois pas ce qui pourrait me faire bouger de là.

Un contrat de consultant foot chez Al Jazeera Sport en France ?

(Sous le ton de la boutade) Je ne pense pas qu'ils ont les moyens de payer le salaire que je reçois comme footballeur !

Mbaye Leye a épinglé ton rôle de consultant après l'expulsion que tu avais provoquée contre Zulte Waregem. Tu as reçu d'autres commentaires ?

Je m'attendais à de telles critiques. Pas grave. Grâce au foot, j'ai compris une chose : si tu es au centre de l'attention médiatique, il suffit d'attendre. Une nouvelle info viendra vite t'éclipser. Ce rôle de consultant et ma fonction de capitaine m'ont donné plus de responsabilités. J'essaie d'être meilleur sur le terrain. Mon comportement avec les arbitres a changé. Je fais attention aux mots que j'emploie et des arbitres me parlent aussi de sujets à traiter pour La Tribune !

PAR SIMON BARZYCZAK

Je serai plus libre. Un EURO se résume plus à une lecture tactique qu'à des critiques générales. Tout le monde s'est posé des questions quand on a appris que j'allais juger le championnat belge. Ici, ce sera différent. Je vais prendre position sur des internationaux alors que je n'ai pas une seule sélection en équipe de France ! Il faut toujours garder une réserve quand on analyse la performance d'un joueur. Je préfère émettre des hypothèses car on ne sait jamais ce qu'un entraîneur a donné comme consigne. Je n'ai rien fait ! J'ai été en vacances. Je n'ai pas suivi les matches amicaux. Je veux arriver avec un £il neutre. Le canevas est connu. Pour être champion, une équipe doit gagner cinq matches. Il y aura un éliminé de marque en quarts de finale et une équipe qu'on n'attendait pas à ce stade. Pour le reste, l'Espagne, les Pays-Bas et l'Allemagne seront au rendez-vous. Soit on copie quelqu'un, soit on ne veut pas faire comme certains ! Ma certitude, c'est que je ne suis pas là pour faire du show. Comme Pierre Ménès en France. Il a un vocabulaire limité pour quelqu'un qui reçoit une telle visibilité. Tu ne peux pas avoir de considération pour le téléspectateur si tu parles le langage de la rue. Arjen Robben. Comment aura-t-il digéré la défaite du Bayern contre Chelsea ? Les Espagnols et les finalistes de la Champions League auront-ils encore du jus ? En tant que Français, je garderai un £il sur les Bleus. Une bonne expérience qui s'arrêtera après l'EURO. Il y a un accord entre Mons et la RTBF. Si Michel Lecomte m'a demandé d'intervenir pendant l'EURO, cela veut dire que j'ai répondu aux attentes. Il voulait qu'on reparle plus de foot. On a récupéré les amateurs de jeu et perdu ceux qui attendaient des ragots ! C'est ce que je prépare. J'ai encore deux ans de contrat. Je jouerai trois ans si le mental et le corps suivent. Je veux terminer ma carrière à Mons. Hormis un défi financier, je ne vois pas ce qui pourrait me faire bouger de là. (Sous le ton de la boutade) Je ne pense pas qu'ils ont les moyens de payer le salaire que je reçois comme footballeur ! Je m'attendais à de telles critiques. Pas grave. Grâce au foot, j'ai compris une chose : si tu es au centre de l'attention médiatique, il suffit d'attendre. Une nouvelle info viendra vite t'éclipser. Ce rôle de consultant et ma fonction de capitaine m'ont donné plus de responsabilités. J'essaie d'être meilleur sur le terrain. Mon comportement avec les arbitres a changé. Je fais attention aux mots que j'emploie et des arbitres me parlent aussi de sujets à traiter pour La Tribune ! PAR SIMON BARZYCZAK