Benjamin Deceuninck a animé l'été médiatique en étant à deux doigts de rejoindre Belgacom. Il est finalement resté à la RTBF avec des responsabilités accrues.
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Benjamin Deceuninck a animé l'été médiatique en étant à deux doigts de rejoindre Belgacom. Il est finalement resté à la RTBF avec des responsabilités accrues. La co-présentation était déjà dans l'air la saison dernière. J'avais l'impression d'avoir fait le tour de la question sur mon perchoir. Je n'ai aucun souci. Je reste et ma motivation est intacte. Elle est même plus importante qu'avant. Mon rêve a toujours été de commenter des grands matches. La RTBF m'a permis de réaliser de superbes projets, comme la présentation de grands événements. Mais j'ai 35 ans et quand une chaîne comme Belgacom arrive et te dit que tu vas être le numéro 2 du service sport, que tu vas travailler sur la Liga et la Champions League, c'est difficile de résister. De plus, j'avais l'opportunité de rejoindre mon ami Marc Delire. Je me suis dit : fonce ! D'ailleurs, je ne suis pas allé trouver ma hiérarchie car je ne voulais pas entrer dans le jeu de la surenchère. Au final, je me suis rendu compte que j'avais besoin de sécurité. A Belgacom, l'offre foot évolue et je peux me retrouver sans rien dans quelques années. Certains journalistes ont fantasmé sur ma situation. Beaucoup de contre-vérités ont été écrites. Il ne faut pas croire que Belgacom paie deux ou trois fois mieux que la RTBF ! Le salaire n'a pas été déterminant dans mon choix. Il y a toujours de la jalousie entre collègues. C'est le propre d'une rédaction. Mais j'ai été transparent envers eux. Je leur ai expliqué ce qui s'était passé. Parler permet d'éviter des problèmes. Non, car Belgacom m'a contacté avant Roland-Garros. L'EURO devait être le dernier événement que je présentais pour la RTBF. C'est pour cette raison que je me suis donné à fond pour assurer la réussite de l'émission. (il rit)Quand Michel présentait seul, il devait à la fois assurer la conduite de l'émission et gérer le débat. Ce n'était pas évident. Le but est d'instaurer une nouvelle dynamique, en évitant les longueurs et les moments où on parle pour ne rien dire. Je compte amener ma touche insolente et pince-sans-rire. J'aime aller chercher ce qu'il y a de meilleur chez quelqu'un. Je sens quand un invité peut amener quelque chose.