Le RKC Waalwijk est une des révélations du championnat néerlandais, avec une nouvelle équipe et un nouvel entraîneur. Benjamin De Ceulaer (21 ans), loué par Feyenoord à St-Trond, symbolise le style de jeu offensif d'Adrie Koster.
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Le RKC Waalwijk est une des révélations du championnat néerlandais, avec une nouvelle équipe et un nouvel entraîneur. Benjamin De Ceulaer (21 ans), loué par Feyenoord à St-Trond, symbolise le style de jeu offensif d'Adrie Koster. Benjamin De Ceulaer : Ce qui démontre qu'il ne faut pas se faire d'avis avant de connaître quelqu'un. Peut-être n'avais-je pas la réputation d'un voleur de buts en Belgique mais c'était dû à l'occupation de terrain de St-Trond. En outre, pour marquer, il s'agit avant tout d'être au bon endroit au bon moment. Positif. Je ne puis le comparer à mon style en Belgique. Je suis meilleur dans certaines situations et plus fort dans les duels mais j'ai encore une marge de progression. L'essentiel est que je me sente bien. Je suis certain qu'à la fin de la saison, je serai un meilleur joueur. Je ne m'en soucie pas pour l'instant. Feyenoord paie mon salaire mais je me bats pour le RKC, cette saison. Je verrai ensuite ce qui se passera. Si je joue suffisamment dans les prochains mois et que je montre ce dont je suis capable, tout finira bien. D'abord, joueurs et entraîneurs pensent davantage en termes de systèmes. Les coaches sont plus loin que leurs collègues belges sur le plan tactique. L'approche est plus dure. A l'entraînement, il n'est pas rare de recevoir un coup d'un coéquipier alors qu'à St-Trond, on craignait que nous nous blessions. Là, quand je commettais une erreur, on m'expliquait calmement ce que je devais faire tandis qu'ici, on vous insulte et on vous fauche. Je retrouve cette dureté dans les matches. A chacun, j'ai été descendu sans ménagement à plusieurs reprises. Mais j'apprécie ça : le football est un sport viril. J'ai dû m'y faire mais je m'y sens bien, maintenant. Mes coéquipiers m'ont accueilli chaleureusement les premières semaines. Des joueurs chevronnés comme Patrick van Diemen et Jochen Janssen m'ont expliqué comment je devais me comporter. Je ne me suis jamais vraiment senti dans la peau du nouveau car dès le premier jour de la préparation, cette équipe a formé un groupe solidaire. Le RKC est un club chaleureux, convivial, où tout le monde se connaît. Je me suis aussi habitué à vivre seul. J'ai évidemment un avantage : la langue n'a pas changé. Si j'avais émigré au sud, mon intégration aurait été nettement plus difficile. Non, même pas nous. Par contre, certains observateurs nous ont pointés parmi les cinq derniers avant même la reprise du championnat. C'était quand même prématuré. Il fallait d'abord voir comment les joueurs allaient se trouver et c'est une réussite. Nous avons une équipe équilibrée. Nous avons de bons buteurs, avec Hans van de Haar et Rick Hoogendorp, l'entrejeu est dynamique et la défense est bonne. Vu ainsi, on peut se demander pourquoi on nous accordait aussi peu de crédit. Nous pouvons profiter de notre classement les deux prochaines semaines mais il ne constitue en aucun cas la garantie d'une bonne saison. Dans le passé, le RKC a souvent commencé sur les chapeaux de roues pour s'effondrer ensuite. Cependant, je ne pense pas que cela va nous arriver cette saison. Notre groupe a un énorme potentiel et ne peut que progresser. Le club a exprimé des ambitions modestes, pas moi. Avec ces joueurs, nous devons viser les playoffs. Je veux lutter pour un prix jusqu'à la fin de la saison.