TACTIQUE

Jamais les Lisboète ne s'étaient montrés aussi gourmands sur le marché des transferts. Certes habitué à survendre ses joueurs ( David Luiz, Ramires, Fábio Coentrão, Lazar Markovic, Renato Sanches, Gonçalo Guedes, Victor Lindelöf ou João Félix ces dix dernières années), Benfica a encore frappé fort en cédant cette ...

Jamais les Lisboète ne s'étaient montrés aussi gourmands sur le marché des transferts. Certes habitué à survendre ses joueurs ( David Luiz, Ramires, Fábio Coentrão, Lazar Markovic, Renato Sanches, Gonçalo Guedes, Victor Lindelöf ou João Félix ces dix dernières années), Benfica a encore frappé fort en cédant cette fois Rúben Dias contre 68 millions d'euros à Manchester City. De quoi envisager un mercato forcément glouton. Arrivé gratuitement, Jan Vertonghen est l'exception qui confirme la règle de transferts jamais négociés en-dessous des quinze millions d'euros pour Nicolás Otamendi, Luca Waldschmidt, Pedrinho, Everton et Darwin Núñez. Pour une enveloppe totale d'un tout petit peu moins de cent millions d'euros. Suffisant pour afficher les ambitions d'une équipe programmée pour reconquérir les lauriers nationaux et, au départ, pour briller en Ligue des Champions. Éliminés par le PAOK au troisième tour qualificatif, les hommes du revenant Jorge Jesus sont désormais obligés de marcher sur leur poule d'Europa League pour ne pas décevoir leurs investisseurs. Le transfert le plus cher de l'histoire du club a encore tout à prouver au plus haut niveau. Et à Haris Seferovic. L'ancien striker suisse des Lisboètes a été écarté du onze de base de Jorge Jesus pour faire de la place à la nouvelle pépite uruguayenne, débarquée de deuxième division espagnole cet été. À Almería, en Andalousie, Núñez n'aura eu besoin que d'une saison à seize buts en trente apparitions pour valider l'étiquette encombrante du " nouveau Cavani ". Et pousser Benfica à sortir le chéquier.