Même s'il n'a plus été champion depuis 1994 déjà, Benfica reste le club de référence au Portugal. Il est, après la Juventus, le club européen qui compte le plus de supporters au monde. Il est aussi celui qui, au cours de son histoire quasi centenaire, a cédé le plus de joueurs à l'équipe nationale portugaise (125 pour un total de 1.522 sélections). Ses stars du passé ont pour nom Eusébio, Néné, HumbertoCoelho, ...

Même s'il n'a plus été champion depuis 1994 déjà, Benfica reste le club de référence au Portugal. Il est, après la Juventus, le club européen qui compte le plus de supporters au monde. Il est aussi celui qui, au cours de son histoire quasi centenaire, a cédé le plus de joueurs à l'équipe nationale portugaise (125 pour un total de 1.522 sélections). Ses stars du passé ont pour nom Eusébio, Néné, HumbertoCoelho, Bento ou Toni. Mais ces dernières années, Benfica a souffert. Ses ennuis ont commencé lorsque ManuelDamásio, qui avait la folie des grandeurs, se mit à vouloir refaire de Benfica le club qui, dans les années 50, avait largement contribué à écrire les premières pages des coupes européennes. Très vite, le déficit du club atteignit les 150 millions d'euros. Vint alors l'ère de Vale e Azevedo qui, pour ramener la dette à des proportions plus raisonnables et, surtout, payer les impôts au ministère des Finances, qui s'impatientait, imagina de vendre des terrains appartenant au club. On s'aperçut toutefois très vite que l'avocat détournait des fonds, ce qui lui vaut de purger actuellement une peine de prison. Désormais coulé en société anonyme, le club est à présent dirigé par Luis Filipe Vieira, qui a fait ses preuves dans le modeste club d'Alverca et a soldé une bonne partie de la dette. Le dernier exercice s'est certes soldé par une perte de 10 millions d'euros mais ce chiffre ne tient pas compte de contrats publicitaires qui devraient rapporter gros au club. De plus, Benfica a perdu de l'argent dans la construction de son nouveau stade qui sera bientôt opérationnel. A l'approche des élections présidentielles, le club reste toutefois à la merci d'une nouvelle histoire rocambolesque. Luis Filipe Vieira, principal candidat, n'a pas hésité à mettre les finances en péril pour conserver JoséAntónioCamacho qui, outre un contrat en béton, exigeait des renforts et, surtout, le maintien de joueurs comme Nuno Gomes, Simão Sabrosa ou Geovanni, dont les salaires annuels cumulés représentent 5 millions d'euros, près du double du budget de La Louvière, 2,5 millions d'euros. Après l'élimination précoce en Ligue des Champions, un accident face aux Loups pourrait bien être fatal à Vieira dont le principal opposant, Jaime Antunes, appuie sa candidature sur le retour aux affaires de Humberto Coelho (actuel sélectionneur de la Corée du Sud) et le transfert gratuit de Henrik Larsson.