1. Comment juges-tu le championnat de Belgique, après quatre mois de compétition ?
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1. Comment juges-tu le championnat de Belgique, après quatre mois de compétition ? Je dois dire que l'impression est très agréable. Je suis épaté par la compétitivité, que je rencontre dans tous les matches. Le niveau est vraiment très homogène, surtout ces dernières semaines. Évidemment, les grands clubs ont commencé plus fort, parce qu'ils ont eu l'opportunité de boucler leur mercato rapidement et donc d'être prêts plus tôt. Mais depuis quelques journées, on sent que les matches sont de plus en plus équilibrés. Dans chaque équipe, il y a vraiment des joueurs de talent, qui peuvent gagner le match à tout moment. Et ils parviennent à se mettre en évidence dans des matches souvent très tactiques, mais surtout impressionnants sur le plan physique. À ce niveau-là, c'est un championnat très exigeant. 2. Tu as déjà affronté au moins une fois chaque adversaire. Qui t'a le plus impressionné ? Je ne veux pas citer quelqu'un en particulier. Ce n'est pas de la langue de bois, mais je n'ai pas envie de citer quelqu'un en prenant le risque d'en oublier un autre qui le mériterait tout autant. La puissance physique déployée dans chaque match est ce qui me saute le plus aux yeux. Mais comme je disais, chaque équipe a des joueurs de talent et les coaches sont très bien préparés tous les week-ends. J'ai beaucoup de respect et d'admiration pour le football qui se joue ici. 3. Tu as craint pour ta place après les débuts difficiles d'Eupen ? Ce n'est jamais facile de prendre la tête d'une nouvelle équipe, et je dois dire qu'ici ça a été particulièrement compliqué. En fait, il y a eu deux problèmes : d'abord, on a transféré vingt nouveaux joueurs, ce qui est énorme. Et puis, ici, le championnat commence vraiment très tôt. Et ça veut dire que jusqu'à la neuvième journée, tu es susceptible d'intégrer de nouveaux joueurs. Mais je ne veux pas seulement chercher des excuses, moi aussi j'ai eu besoin de m'adapter au championnat de Belgique, et à mon nouveau groupe. J'ai eu besoin de temps, et j'ai seulement pu en bénéficier grâce à la bonne ambiance qui a toujours régné au sein du club, et aux efforts consentis chaque jour par mon staff, mon noyau et mes dirigeants. C'est vraiment grâce à cette dynamique collective qu'on a pu relever la tête. 4. Tu t'es déjà demandé combien de buts Eupen aurait marqué si Milicevic n'était pas là ? Milicevic nous apporte beaucoup, c'est clair. Au niveau footballistique, c'est un joueur majeur et en plus, il a toujours été très professionnel. Il a su faire preuve de patience pour attendre son heure, et il n'a jamais cessé de s'entraîner avec une grande régularité. Il est précieux dans le jeu, et aussi sur les phases arrêtées. On est dangereux dans ce registre parce qu'on le travaille beaucoup en semaine, à l'entraînement, mais au bout du compte ce sont toujours les joueurs qui font la décision. Pour être performant sur phase arrêtée, c'est fondamental d'avoir un joueur avec un pied de grande qualité à la baguette. Et avec Milicevic, on peut compter sur un véritable expert en la matière. 5. Maintenant qu'Eupen a pris quelques points, on peut s'attendre à voir plus de jeu chez les Pandas ? Pour bien comprendre notre jeu actuel, il faut savoir qu'on a dû passer par différentes étapes. En premier lieu, il a fallu améliorer de façon urgente notre phase défensive, qui ne fonctionnait pas du tout en début de saison. Ensuite, une fois que tout ça s'est mis en place, on a pu retourner au travail qu'on effectuait pendant la préparation, autour de notre jeu de possession et de position. Maintenant, il va falloir qu'on se concentre sur le fait d'améliorer la qualité de nos attaques. Ce que j'attends, à terme, c'est que mon équipe puisse unir des performances correctes dans ces trois secteurs. Comme coach, j'aime être à la tête d'une équipe où tous les joueurs sont impliqués dans toutes les phases de jeu.