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SUPERFICIE 30.528 km2 HABITANTS 11.323.973 CAPITALE Bruxelles SITE www.belgianfootball.beMARC WILMOTS - 47 ans - a été adjoint de Dick Advocaat et de Georges Leekens de 2009 à 2012. En mai 2012, il a succédé au Brugeois. Un choix étonnant puisqu'il n'avait dirigé Schalke 04 que l'espace de quelques matches et avait été renvoyé du STVV après huit mois. Il a conduit la Belgique en quarts de finale du Mondial et à la première place du classement FIFA.MARC WILMOTS : Nous faisons partie des cinq ou six candidats mais nous ne sommes pas le principal favori. Il faut être réaliste. Il y a l'Espagne, l'Allemagne, la France et l'Italie plus une ou deux surprises. Figurer parmi ces cinq ou six équipes serait fantastique. Si j'avais dit ça il y a trois ans, tout le monde m'aurait pris pour un fou. WILMOTS : Après la Coupe du Monde, j'ai dit qu'il serait formidable de nous qualifier pour l'EURO français et d'y jouer les demi-finales. Être parmi les quatre meilleurs serait exceptionnel mais on veut toujours aller le plus loin possible, tout en sachant qu'il n'y aura qu'une seule équipe heureuse en fin de tournoi. WILMOTS : Je pense que la France et l'Espagne émergent du lot. La France joue chez elle et a pu choisir entre 80 bons footballeurs. L'Espagne a dominé la scène mondiale pendant six ans et va tout faire pour prouver que son Mondial raté était un accident de parcours. Elle peut compter sur une volée de joueurs du Real et de Barcelone, des footballeurs habitués à la victoire. On peut étendre ce raisonnement à l'équipe allemande, formée en majorité par les joueurs du Bayern et de Dortmund mais combien de temps l'Allemagne n'a-t-elle pas dû patienter pour être championne du monde ? 18 ans se sont écoulés entre son titre européen en 1996 et sa victoire au Brésil. Et encore, l'Argentine méritait davantage le titre. L'âge moyen de mes attaquants est de 22 ans. Pour toutes ces raisons, nous ne sommes pas favoris mais je constate que certains, ici, ont perdu tout sens des réalités. Je garde toujours les pieds sur terre. Je sais que nous pouvons battre n'importe quelle équipe, pour autant que toutes les pièces du puzzle soient réunies. Je ne cherche pas non plus d'excuses : si nous échouons, j'encaisserai les critiques. WILMOTS : Ça peut être bon ou mauvais, pour nous comme pour les Italiens. Imaginez que nous perdions contre l'Italie alors qu'une autre équipe, l'Irlande ou la Suède, prend les trois points. Nous sommes dos au mur. Nous ne pouvons plus nous permettre une seconde défaite. Le plus dur sera d'émerger de ce groupe très difficile. Antonio Conte n'était pas enchanté non plus du tirage au sort. WILMOTS : Même face à la Pologne ou à l'Autriche, qui ne sont pas les pays les plus sexys du football, je ne serais pas à l'aise au coup d'envoi. Nous avons battu presque tous les pays européens ces dernières années. Tout le monde a peur de nous mais mettra aussi tout en oeuvre pour nous battre. Quel que soit notre adversaire, nous devrons nous battre pour passer.Quart de finaliste du Mondial alors qu'elle était débutante, cette génération en or aborde l'EURO avec l'expérience d'un grand tournoi. Le sélectionneur Marc Wilmots considère l'Espagne, la France et l'Allemagne comme les principales favorites à la victoire finale et la Belgique comme un outsider mais " tout est possible. " Le point fort des précédentes campagnes, y compris au Mondial, en 4-2-3-1, était la défense, devenue le principal souci. Pas de Kompany, souvent blessé depuis le Brésil, tandis que d'autres sont aussi touchés. Une alternative consisterait à revenir au duo central de Tottenham (Vertonghen-Alderweireld) mais ça engendrerait des problèmes sur les flancs. En plus, le gardien Thibaut Courtois ne reste pas sur sa meilleure année à Chelsea. Le compartiment offensif est copieux, avec des avants (Batshuayi, Lukaku) qui veulent se mettre en vitrine. Leur point fort est moins dans les combinaisons que dans la profondeur. Wilmots veut une transition plus rapide à l'EURO. Nainggolan et De Bruyne sont donc des pions essentiels de l'entrejeu. Le défi consiste à allier des joueurs amoureux du ballon (Hazard, Witsel ou Dembélé s'il joue) à la profondeur et à la vitesse de Carrasco, Origi, Mertens ou Lukaku. Les arrières latéraux doivent contribuer davantage à l'offensive. Tous les joueurs ont deux ans d'expérience en plus, la plupart évoluent dans des grands clubs où ils ont appris à gérer la pression. Quelques joueurs-clefs (De Bruyne, Hazard, Courtois, Vertonghen) ont raté une partie de la saison à cause de blessures et ne sont pas épuisés, ce qui peut constituer un avantage.JACQUES SYS SPORT/ FOOT MAGAZINE " Tout dépendra de la manière dont Marc Wilmots parviendra à obtenir du rendement de Kevin De Bruyne et d'Eden Hazard en les alignant ensemble. Et de la façon dont le sélectionneur résoudra les problèmes au coeur de la défense. Ou, en fonction de ses choix, les manquements des arrières latéraux. Cette génération en or si vantée n'a pas perdu de classe depuis la Coupe du Monde et a gagné en maturité. Le groupe regorge d'assurance mais ce n'est pas une garantie de succès. Plus que jamais, Marc Wilmots passe un grand examen, malgré son parcours impressionnant. Un paradoxe étrange. Les ragots sur ses limites tactiques mènent leur propre vie. Une chose est sûre : un éventuel échec des Diables Rouges lui sera imputé, à lui et à personne d'autre. "- La Belgique est la finaliste (1980) à avoir marqué le moins de buts pendant le tournoi. Quatre buts lui ont suffi pour disputer la finale. - En 2000, la Belgique a été le premier pays organisateur à ne pas passer le premier tour, une mésaventure ensuite arrivée à la Suisse et à l'Autriche en 2008 et à la Pologne et l'Ukraine en 2012. - Marc Wilmots était dans le onze de la Belgique à l'EURO 2000, dans une poule reprenant déjà l'Italie et la Suède. La Belgique a gagné 2-1 contre les Scandinaves mais a perdu 2-0 face à l'Italie. Antonio Conte, l'actuel sélectionneur transalpin, a joué contre les Belges.ROMELU LUKAKU : Certainement. Un tournoi est toujours beau mais ce ne sera pas comparable. Nous avons plus d'expérience et de confiance, nous connaissons nos qualités et savons de quoi nous sommes capables. LUKAKU : Elle nous a dominés tactiquement pendant vingt minutes. C'est une bonne équipe, qui jaillit vite et joue à un rythme élevé. Mais ce soir-là, les qualités individuelles ont fait la différence. La défense profite du solide bloc de la Juventus, qui a travaillé trois ans avec le même entraîneur. Je regarde beaucoup de matches à la télévision, y compris ceux de Serie A. Pour moi, l'Italie est une des favorites. LUKAKU : Je ne fais pas grand-chose de mes matches en équipe nationale. Je ne joue pas toujours et il y a tellement de matches... Je suis plus attentif à mon évolution à Everton, où je suis titulaire et où j'apprends tous les jours. C'est différent avec les Diables Rouges. LUKAKU : Beaucoup même. Ils sont contents d'aller en France et m'ont prévenu qu'ils me rendraient la vie dure. Mais nos derniers mois à Everton ont été difficiles et c'est surtout de ça dont nous avons parlé. Je voudrais gagner des titres. C'est mon prochain objectif. LUKAKU : J'attendais beaucoup de cette saison. Je suis pro depuis six ou sept ans et je dois prouver que je fais partie des meilleurs. Je l'ai fait cette saison mais on verra ce qui se passe en France. Seul l'entraîneur le sait. Pour le même prix, je serai sur le banc mais je ferai de mon mieux pour aider l'équipe à aller le plus loin possible. LUKAKU : En effet. Le football est imprévisible, tant en club qu'en équipe nationale. Il faut être préparé à tous les scénarios possibles. Toujours. Mais je sais que je possède les qualités nécessaires pour aider l'équipe. LUKAKU : Oui, comme tous les buteurs. Sa progression est impressionnante. Il a marqué en Serie A, le championnat le plus compliqué pour un attaquant. Regardez ses statistiques et ses mouvements. On dirait qu'il continue à progresser. A 28 ans, il marquait 25 buts par match, un chiffre qu'il atteint toujours à 34 ans. C'est un avant formidable, qui a qualifié la Suède à lui seul. Chapeau. " Nous avons battu presque tous les pays européens ces dernières années. Tout le monde a peur de nous mais va tout mettre en oeuvre pour nous battre. " MARC WILMOTS