La logique du classement a été respectée à Louvain, lors du match de barrage de Coupe Davis qui opposait la Belgique aux Etats-Unis. Mais, si les troupes de PatrickMcEnroe se sont imposées, on ne peut certainement pas affirmer qu'elles l'ont fait aussi facilement que l'on pouvait éventuellement l'imaginer.
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La logique du classement a été respectée à Louvain, lors du match de barrage de Coupe Davis qui opposait la Belgique aux Etats-Unis. Mais, si les troupes de PatrickMcEnroe se sont imposées, on ne peut certainement pas affirmer qu'elles l'ont fait aussi facilement que l'on pouvait éventuellement l'imaginer. Olivier Rochus (BEL, ATP 31) s'est en effet montré à la hauteur de sa réputation en expédiant proprement James Blake (USA, ATP 34) lors du match d'ouverture. C'est en trois sets que le cadet des frères s'est défait du demi-finaliste du récent US Open. Il est vrai que ce dernier, malgré un sursaut dans le deuxième set, n'a jamais fait preuve d'une grande faculté d'adaptation sur la terre battue grasse que les Belges avaient installée. Juste après le succès d'Olivier, c'est son frère Christophe (BEL, ATP 55) qui avait la lourde tâche d'affronter Andy Roddick (USA, ATP 3). Lequel, s'il n'apprécie pas trop la surface ocre, a tout de même réussi à la dompter puisqu'il a remporté cinq tournois sur cette surface. Christophe s'en est rendu compte, lui qui ne parvint jamais à faire jeu égal avec ce grand serveur. A 1-1, le double, comme d'habitude, allait se révéler capital pour la suite du week-end. Comme prévu, ce sont les frères Bryan (USA, ATP 2 en double) qui avaient été choisis pour affronter la paire belge composée d' Olivier Rochus et Kristof Vliegen (BEL, ATP 129). Malgré une excellente résistance qui les vit même s'emparer du deuxième set au tie-break, nos compatriotes finirent par s'incliner en quatre manches. C'est dire que c'est avec une confiance totale que Roddick aborda son deuxième simple face au seul acteur du week-end à avoir joué lors des trois journées. Olivier Rochus ne ressentit pourtant pas la fatigue comme en témoigne l'exceptionnelle résistance qu'il a offerte au troisième joueur mondial. Lequel s'imposa au terme de près de cinq heures de jeu sur le score incroyable de 6-7 7-6 7-6 4-6 et 6-3... Malgré un Olivier Rochus de niveau mondial, la Belgique est donc condamnée à jouer en D2 l'année prochaine... Dommage, vraiment dommage qu'Olivier se soit senti un peu seul...par Laurent Gérard et Bernard Ashed