Franky Van der Elst

(T2 Ostende, ancien international)
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(T2 Ostende, ancien international) Premièrement : la volonté de gagner " La manière dont les Diables Rouges ont joué démontre une grande force mentale. Je me souviens qu'en 1986, l'envie n'était pas tout à fait là et cela s'est remarqué. Cette fois, rien que la composition de l'équipe laissait deviner qu'on allait bel et bien jouer pour la victoire, et donc pour la troisième place. L'objectif a été atteint et, ce qui ne gâte rien, en produisant du beau football. Au bout du compte, les Diables Rouges ont remporté six de leurs sept matches, alors qu'à l'époque, nous n'en en avions remporté que trois, dont un aux tirs au but et un après prolongation. Ils ont réalisé une performance fantastiques. " Deuxièmement : l'art du contre " Dans leur dernier match aussi, les Belges ont démontré qu'ils étaient passés maîtres dans l'art de la reconversion. On a parfois tendance à vouloir dévaluer le contre, mais c'est une arme redoutable. Et, qu'on ne s'y trompe pas : il n'est pas aussi facile à réaliser qu'on le pense. Il faut parcourir une longue distance en peu de temps et on ne peut pas commettre d'erreur. Beaucoup d'éléments doivent s'imbriquer : les courses des différents acteurs et les choix à effectuer, le moment et la précision de la passe. A plusieurs reprises, les Diables Rouges ont tout exécuté à la perfection. C'est dans ces moments-là que l'on se rend encore mieux compte à quel point l'énergie déployée par Meunier nous a manqué contre la France. " Troisièmement : l'esprit d'équipe " Lorsqu'un groupe doit vivre ensemble aussi longtemps, l'esprit d'équipe est très important. Tout le monde a envie de jouer, mais il ne faut pas se montrer trop égoïste. Mertens illustre parfaitement mon point de vue. Durant toute sa carrière avec les Diables Rouges, il a démontré que l'esprit d'équipe était ancré en lui. Et il l'a encore démontré pendant cette Coupe du monde. Lorsqu'on est écarté de l'équipe, on éprouve forcément de la déception. Mais il n'a jamais rien laissé paraître. Chaque fois qu'il a été appelé au jeu, même pour une courte période, il a donné tout ce qu'il avait. Comme contre la France et contre l'Angleterre. C'est aussi le mérite de Martinez. S'il doute de vos capacités à réagir ainsi, il ne vous prend pas dans le groupe. Il a effectué de bons choix et toutes les polémiques ont été étouffées dans l'oeuf. Lorsqu'on lui a posé des questions à ce sujet, il ne s'est pas emporté. Il a toujours répondu comme un gentleman et a donné un avis fondé. "